Violences tous azimuts: faire face, comment?

L’invité

Violences tous azimuts: faire face, comment?

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La violence fleurit, partout, sous tant de formes. En vrac: dans ce pays, un féminicide tous les quinze jours. Pas loin de chez nous, des enseignants sérieusement molestés voire tués, par des ados sous influence communautariste; l’école ne parvient pas à maîtriser le phénomène, pire, les enseignants craignent de traiter de sujets fondamentaux mais devenus délicats. Le 47e président élu des États-Unis personnifie plusieurs types de suprémacisme délétère dont on pensait que nos pays se débarrasseraient tant bien que mal…  Les conflits à l’est et au sud de chez nous montrent le mépris jusqu’à plus soif du droit humanitaire et de la guerre. 

Dans notre vie politique, la violence n’était pas familière grâce, à notre crédit, à la culture du dialogue dans le débat – à la place des invectives. Mais les choses changent (une page entière de «24 heures» du 22 novembre indique que les élus sont de plus en plus souvent insultés voire menacés). 

«Horizons», magazine du Fonds national, publiait (No 138, sept. 2023) un débat: «Faut-il doter les robots de morale? Johan Rochel, de l’EPFL, pense que oui. Peut-être feraient-ils mieux que nous?

Je suis assommé par l’évidence de mon impuissance, notamment de voir tuer dans plusieurs domaines les espoirs de coexistence pacifique. Vaut-il la peine de labourer les mêmes sillons, avec des plaidoyers pour le vivre-ensemble et l’avenir de nos enfants et petits-enfants? 

Une formule vient à l’esprit: «Nous avons trouvé l’ennemi, c’était nous-mêmes!» Dans ce bouillonnement de brutalités, nous devons accepter une part de responsabilité. Nous sommes sérieux, travailleurs, mais notre société a laissé fleurir des sentiments d’injustice, des rancœurs, des motifs d’être en colère. D’un autre côté, nous avons «laissé passer» trop de choses.

D’abord prévenir

Pour une large part, c’est là une question d’éducation, de formation. À ce sujet, le Centre pour l’action non violente (CENAC) proposait le 1er décembre à Lausanne une discussion entre une spécialiste de droit pénal, un philosophe et un psychiatre sur les racines et les dimensions de la violence – la problématique est évidemment multifactorielle. Comme dans mon domaine la santé publique, il importe d’abord de vouloir prévenir: prévention primaire, avant les dégâts (avec là le rôle cardinal de l’éducation), et prévention secondaire (interventions ciblées quand les choses sont mal engagées). Quand les situations tournent au registre pénal et dans une optique de réhabilitation, il y a lieu de recourir davantage à des modalités comme la justice restauratrice et à la médiation (qui cherchent à progresser, à soulager, par le dialogue entre victimes et auteurs).

Face à la violence: en amont, sensibilisation et éducation au niveau collectif; en aval, soutien/encadrement pour les personnes en danger ou qui mettent en danger.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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