
Encore une fois, les images sont d’une incroyable violence. Avant-bras fracturé par un coup de matraque, coup de clé dans l’arcade sourcilière, hématomes sur tout le corps… un homme de 42 ans a été victime de graves violences dans le commissariat des Ve et VIe arrondissements de Paris, dans la nuit du 24 au 25 juillet.
Le journal Libération révèle des vidéos issues des caméras de surveillance, qui montrent les coups portés par deux policiers, et la passivité de leurs collègues. « La procédure menée concernant ces faits permet également de découvrir que des agents ont menti pour couvrir l’un de leurs collègues », ajoute le quotidien. Depuis la publication, de nombreux élus de gauche ont vivement réagi aux images, certains réclamants des sanctions individuelles, d’autres appelants à une réforme de la police.
« Un dysfonctionnement structurel »
« Je condamne fermement ceux qui mettent en danger la vie des policiers au quotidien, tout comme j’ai toujours dénoncé les bavures et les brebis galeuses qui ternissent l’uniforme », écrit sur X (ex-Twitter) Steevy Gustave, député écologiste de la 3e circonscription de l’Essonne.
Sébastien Vincini, secrétaire national du Parti Socialiste se dit « choqué par ces images et ce récit ». « Ni la situation ni le droit n’excusent ou ne justifient une telle violence de la part d’un policier envers un ”détenu”», estime le président du conseil général de Haute-Garonne.
« Toute la lumière devra être faite sur cette affaire, et des sanctions devront être prises », abonde Ian Brossat, sénateur communiste et adjoint à la mairie de Paris, face à des images « d’une violence inouïe » et « insoutenables ». « Ce comportement violent n’est pas celui de policiers républicains. Ils doivent être sanctionnés », affirme lui aussi Antoine Léaument, député insoumis de l’Essonne.
D’autres élus progressistes dénoncent le caractère systémique de ces violences. « Les violences de la police contre des citoyens sont intolérables. L’impunité n’a pas sa place dans un État de droit », écrit par exemple Sophie Taillé-Polian, député Générations du Val-de-Marne, sur X.
« Ces images intolérables font honte au métier. Il ne s’agit pas de faits isolés mais bien d’un dysfonctionnement structurel », fustige Claire Lejeune, députée insoumise d’Essonne. « Fermer les yeux là-dessus, après l’assassinat de Nahel, après Cedric Chouviat, après Zyed et Bouna, est criminel », estime l’élue du Nouveau Front Populaire.
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