Violences lors du conseil municipal de Cambo-les-Bains : deux à quatre mois de prison avec sursis pour trois militants

Lors d’un conseil municipal en avril 2024, le maire de Cambo-les-Bains avait chuté suite à une bousculade avec des militants qui manifestaient contre le projet immobilier de Marienia. Trois hommes écopent ce mardi de deux à quatre mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende.

Ce mardi 14 octobre, une dizaine de policiers sont postés derrière des barrières, sur le parvis du tribunal de Bayonne. Mais pas de manifestation cette fois-ci, comme lors du  : une centaine de personnes s’était rassemblée dans le calme devant le palais de justice pour soutenir les trois prévenus. Cette fois, deux des trois prévenus sont venus écouter le délibéré du tribunal : l’un écope de quatre mois de prison avec sursis, les autres de deux mois avec sursis, pour violence envers un élu et entrave au Conseil municipal de Cambo-les-Bains. Les trois, pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN, devront payer 300 euros d’amende, et effectuer, à leurs frais, un stage de citoyenneté. En outre, ils devront payer 1 euro, au titre du préjudice subi, au maire de Cambo-les-Bains Christian Devèze, ainsi qu’a la municipalité.Lors d’un C, une centaine de manifestants était entrée dans la salle du conseil, pour protester contre , dont il était question ce jour-là. Suite à un mouvement de foule, le maire avait alors chuté. Blessé et choqué, il avait été transporté à l’hôpital.

Lors du procès, . Pour l’avocat de la défense, le bâtonnier de Bayonne Alain Larrea, les peines de prison avec sursis prononcées sont finalement encore plus sévères : « C’est une condamnation pour la totalité des infractions qui étaient reprochées à mes clients et elle va au delà de ce que le procureur de la République avait requis à l’audience. Nous avons un cumul de peines de prison, d’amende, de stages de citoyenneté. Je pense que le tribunal a voulu marquer le coup face à un mouvement de protestation. Le tribunal semble avoir vu quelque chose ailleurs que dans le dossier et les images. Donc c’est la raison pour laquelle j’ai conseillé à mes clients de faire appel « .Le maire de Cambo-les-Bains, Christian Devèze, salue néanmoins le verdict : « Le tribunal souligne (sur le volet au pénal, NDLR) qu’il n’est pas possible en toute impunité de porter atteinte a la tenue sereine d’un débat municipal, et de tolérer toute forme de violence à l’égard d’élus de la république. Sur le volet au civil, je ne voulais pas en faire une affaire financière. C’est pour cela que je sollicitais l’euro symbolique car il y a eu une violence envers l’assemblée municipale, et une violence envers la fonction de maire. Le verdict me semble juste de ce côté là. Ce sont des sanctions sur des faits qui ne doivent pas se reproduire« . Pour son avocat et bâtonnier du barreau de Toulouse Jean-Luc Forget : « Le tribunal a voulu remettre les choses à la place qu’elle doivent avoir : aucune violence n’est acceptable, quelle qu’en soit la raison« .Les trois condamnés ont annoncé leur intention de faire appel.