
Le préfet de La Réunion décide de prendre des mesures préventives contre les phénomènes de violences à l’approche d’un week-end prolongé.
Ecrit par N.P. – le jeudi 28 mars 2024 à 18H13
Violences urbaines : le préfet prend des mesures renforcées
Interdiction de port et de transport d’armes et d’organisation de combats de rue
Pour prévenir les troubles à l’ordre public suite aux récentes violences urbaines dans plusieurs communes du département, le préfet de La Réunion interdit :
· le port et le transport d’armes, toutes catégories confondues, de munitions et de leurs éléments dans le département de La Réunion, du vendredi 29 mars 2024 à 18h au lundi 29 avril 2024 à 8h du matin. Cette interdiction ne s’applique pas aux professionnels du secteur, aux titulaires d’un permis de chasser, d’une licence de la Fédération française de tir ou de la Fédération française de ball-trap, justifiant de leur activité.
· l’organisation des combats de rue dans le département de La Réunion, du vendredi 29 mars 2024 à 18h au mardi 2 avril 2024 à 8h.
Par ailleurs, le préfet réunira la semaine prochaine les élus de La Réunion afin d’échanger sur ces violences urbaines et construire ensemble une réponse concertée et un plan d’actions renforcées pour l’ensemble du département sur le volet répressif comme sur le champ de la prévention.
En effet, ces dernières semaines, plusieurs infractions au port et transport d’armes ont été constatées sur l’espace public avec notamment des attroupements de groupes armés, en particulier de sabres, des rixes armées entraînant des blessés graves et des dégradations, l’enregistrement et la diffusion de vidéos menaçantes exhibant des armes.
Par ailleurs, le 23 mars dernier, un combat de rue a été organisé au sein du quartier de Bras-Fusil à Saint-Benoît, impliquant la participation d’une centaine de spectateurs, entraînant le blocage de la circulation, puis occasionnant un affrontement entre bandes d’individus armés de barres de fer et de sabres. Deux personnes ont été blessées, dont une avec un pronostic vital engagé, par des tirs par arme à feu et une trentaine de véhicules dégradés. Le risque de représailles est possible.
D’autres combats de rue ont été annoncés dans plusieurs communes de l’île.
Afin de prévenir de nouvelles violences, le représentant de l’État dans le département entend garantir la sécurité des biens et des personnes par des mesures qui permettent d’assurer la tranquillité, la sécurité et l’ordre publics.
Pour rappel, ces infractions sont réprimées conformément aux lois et règlements en vigueur, notamment le port d’arme prohibé et les violences en réunion, jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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