
Un an et demi après avoir été condamné à 18 mois de prison, assortis du sursis probatoire pendant deux ans, et vu son inscription au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles, Joseph Pietrucci était de retour sur le banc des prévenus mercredi 27 mars. Mais cette fois-ci, procédure d’appel oblige, ce n’est pas devant le tribunal judiciaire de Marseille que l’ancien élu municipal et adjoint à l’État civil et aux Anciens combattants de la mairie des 1er-7e arrondissements de Marseille a dû s’expliquer sur les faits de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle dont l’accuse Sylvie.
« C’était pour rigoler et faire l’intéressant »
C’est à la cour d’appel d’Aix- en-Provence que l’ancien élu et l’agent territorial au service de l’état-civil se sont retrouvés, à distance raisonnable et escortés de leur conseil respectif. Sur le même refrain qu’il y a dix-huit mois, Joseph Pietrucci a reconnu des blagues salaces lancées dans l’open-space des employées de l’état-civil, à la pause déjeuner, dans l’ascenseur dont il disait espérer une panne lorsqu’il le partageait avec une femme. « Mais c’était pour rigoler et faire l’intéressant. J’étais un déconneur, c’était pour faire rire. C’était pas dans un mauvais esprit. »
Un singulier mea culpa teinté de maladroites tentatives pour se dédouaner : « J’étais toujours dans la bêtise humaine, je draguais, je reconnais que j’ai eu des paroles déplacées, j’étais un abruti de service. »
Mais l’ancien élu qui explique à la barre avoir tout perdu – sa compagne l’a quitté, il a démissionné de son mandat d’élu, s’est reconverti dans la restauration mais son patron a fini en liquidation judiciaire, il n’a plus de toit, est désormais hébergé gracieusement par une ex et touche 1 438 euros d’indemnités de chômage par mois -, a obstinément réfuté l’agression sexuelle dont l’accuse, avec la même constance, l’officière d’état-civil depuis la plainte qu’elle a fini par déposer à l’Évêché six mois après les faits, en juin 2020.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source

