Violences en Nouvelle-Calédonie : troisième nuit de chaos, une personne tuée par balle, couvre-feu prolongé… ce qu’il faut retenir

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Des violences secouent l’île depuis trois jours, alimentées par le vote par l’Assemblée nationale d’un projet de réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral de la collectivité d’outre-mer, une révision à laquelle s’opposent les indépendantistes.

Les scènes de violences se poursuivent en Nouvelle-Calédonie ce mercredi 15 mai 2024 alors que l’Assemblée nationale a approuvé dans la nuit de mardi à mercredi le controversé projet le projet de réforme de la Constitution susceptible d’élargir le corps électoral en Nouvelle-Calédonie, alors que les troubles se sont poursuivis à Nouméa. annonce le Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie. Trois personnes sont mortes dans ces émeutes

On fait le point sur l’évolution de la situation sur l’île.

Trois personnes mortes

Au moins deux personnes sont mortes mercredi dans les violences qui secouent la Nouvelle-Calédonie depuis l’examen et le vote par l’Assemblée nationale d’un projet de révision constitutionnelle visant à élargir le corps électoral dans l’île, ont rapporté les autorités locales.

Un porte-parole du président du gouvernement local Louis Mapou a fait état du décès de trois jeunes kanak, précisant tenir cette information de la police.

Le Haut-Commissariat de la République, cité par BFM TV, a annoncé deux décès.

Une personne a été tuée par balle « pas d’un tir de la police ou de la gendarmerie, mais de quelqu’un qui a certainement voulu se défendre », a déclaré le haut-commissaire de la République dans l’archipel, Louis Le Franc.

« Des échanges de tirs, il y en a eu sur l’agglomération de Nouméa. Entre émeutiers et groupes de défense civile », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Nouméa.

« L’heure n’est pas grave, elle est très grave. Si l’appel au calme n’est pas entendu, il va y avoir beaucoup de morts dans l’agglomération de Nouméa aujourd’hui. On est rentré dans une spirale dangereuse, une spirale mortelle », a-t-il ajouté.

L’Assemblée adopte le projet de loi constitutionnelle

Le texte, qui vise à élargir le corps électoral figé depuis l’accord de Nouméa négocié en 1988 et signé en 1998, a été approuvé par 351 voix pour et 153 voix contre, a annoncé la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

Les indépendantistes redoutent que cette révision constitutionnelle réduise encore le poids du peuple autochtone kanak sur l’île.

Je tiens à rappeler le caractère indigne et inacceptable des violences »

Emmanuel Macron a condamné les violences qui ont eu lieu ces derniers jours à Nouméa et appelé au calme dans un courrier adressé mercredi au député Nicolas Metzdorf et diffusé par l’élu de Nouvelle-Calédonie sur son compte Facebook.

« Je tiens à rappeler le caractère indigne et inacceptable des violences, des destructions, des intimidations et des attaques contre les personnes et les biens, et tout spécialement contre les forces de l’ordre, qui ont eu lieu ces derniers jours à Nouméa », est-il écrit dans le courrier.

Recevoir les forces politiques à Paris

Le chef de l’État a demandé au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur de recevoir les représentants des forces politiques indépendantistes et non-indépendantistes à Paris afin de parvenir à un accord, est-il indiqué, et Gabriel Attal et Gérald Darmanin « fixeront une date dans les prochaines semaines ».

« En l’absence (d’un) accord […] le Congrès se réunirait avant la fin juin », précise le courrier.

Les troubles se poursuivent

Le Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie a annoncé mercredi dans un communiqué que les « graves troubles à l’ordre public » que connaît Nouméa depuis lundi s’étaient poursuivis dans la nuit et étaient toujours en cours.

Une soixantaine de membres des forces de l’ordre ont été blessés et plus de 130 interpellations ont eu lieu, est-il indiqué.

Des commerces, des infrastructures et des établissements publics ont été pillés et incendiés, précise le communiqué.

\ud83d\udd34 Point de situation n°3 sur les graves troubles à l’ordre public \ud83d\udc47 pic.twitter.com/iq7AdlwCvx

— Haut-commissariat en Nouvelle-Calédonie \ud83c\uddeb\ud83c\uddf7 (@HC98800) May 14, 2024

Le couvre-feu aussi

Le Haut-Commissariat a annoncé que le couvre-feu instauré de 18 h à 06 h du matin à Nouméa continuait de s’appliquer et que les rassemblements restaient interdits dans l’agglomération.

L’interdiction de la vente d’alcool et du transport et du port d’armes en Nouvelle-Calédonie reste elle aussi en vigueur, indique le communiqué. L’aéroport de Nouméa reste quant à lui fermé aux vols commerciaux et la population est appelée à limiter ses déplacements en journée, est-il ajouté.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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