
L’Union des pompiers calédoniens, la mairie de Dumbéa, le Syndicat de l’encadrement des services d’incendie et de secours… Tous signalent ce lundi que des pompiers ont été victimes d’actes de violence, dans le cadre de la crise qui semble connaître un regain en Nouvelle-Calédonie.
Un mois et demi qu’ils ne savent plus où donner de la tête, en particulier dans l’agglomération nouméenne. « Depuis le 13 mai dernier, les sapeurs-pompiers de Nouvelle-Calédonie n’ont cessé de porter secours à la population calédonienne dans des conditions exceptionnelles, souvent au péril de leurs vies », écrit le Sensis CFE-CGC, dans un communiqué diffusé ce lundi en fin de journée. « Si les conditions d’engagement ne leur ont pas permis d’intervenir sur l’ensemble des sinistres, l’engagement de ces hommes et de ces femmes, professionnels et volontaires, est entier ». Le Syndicat de l’encadrement des services d’incendie et de secours alerte donc sur des agressions subies par les soldats du feu.
« Malgré leur dévouement, la violence est encore montée d’un cran dimanche 23 juin avec, entre autres, l’attaque d’un centre de secours et de nombreuses agressions sur les véhicules communaux en intervention », annonce l’organisation professionnelle. En affirmant que ce lundi, « ils ont été la cible de tirs d’armes à feu ».
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Sur sa page Facebook, la mairie de Dumbéa écrit pour sa part que les pompiers communaux « ont subi de graves dégradations sur leur véhicule lors du transport d’une victime d’un accident de la route vers le Médipôle ce lundi 24 juin (caillassage, possibles tirs par arme à feu au vu des impacts) ». La municipalité dénonce : « Il s’agit ici d’un acte de mise en danger de la vie d’autrui, celle de la victime qui nécessitait une prise en charge urgente et celle des pompiers. Rien ne peut justifier une telle attaque. »
Plus tôt dans la journée, c’est l’Union des pompiers calédoniens (UPC) qui attirait l’attention sur de tels actes, en diffusant des images du véhicule en question. Avec ces mots : « Après le VSAV [véhicule de secours à victime] du Mont-Dore, le VSAV des pompiers de Bourail, des intrusions dans nos casernes, des pièges sur intervention, un vol d’engin ‘feux de brousse’, aujourd’hui, le véritable massacre d’un engin des pompiers de Dumbéa. »
Il faut mieux protéger nos femmes et hommes engagés pour la protection de notre population, leurs biens et notre environnement. Et surtout condamner le plus sévèrement possible ces actes, ces destructions.
Union des pompiers calédoniens, le 24 juin 2024, au haut-commissaire et au procureur
« Les sapeurs-pompiers ne peuvent et ne doivent pas intervenir dans ces conditions où ils sont pris à partie par des émeutiers voulant atteindre à leurs vies », renchérit le communiqué du syndicat Sensis. « Si ces agressions qui visent nos agents se poursuivent, elles ne nous permettront plus d’intervenir auprès de la population et mettront de fait en danger de nombreuses vies. »
Nous appelons solennellement l’ensemble des responsables du pays, élus, coutumiers, parents, à permettre un retour au calme et [à] mettre tout en œuvre pour protéger les sapeurs-pompiers qui œuvrent jour et nuit pour le bien de la population calédonienne.
Communiqué du syndicat Sensis CFE-CGC
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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