Violences contre les femmes : une mesure qui fait débat parmi les élus du Mans

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Le conseil municipal du Mans, jeudi 14 novembre 2024, a débuté dans une ambiance tendue et par un débat autour des violences faites aux femmes.

Les élus écologistes, qui forment une partie de l’opposition, avaient émis l’idée de mettre en berne les drapeaux, à l’occasion de la journée internationale, le lundi 25 novembre.

L’objectif de cette mesure très symbolique : « sensibiliser » le public à cette cause.

Une action retoquée par la majorité

Ce voeu n’ayant pas été retenu à l’ordre du jour, l’opposition a demandé des explications à la majorité, en tout début de séance.

« La Ville est engagée, et depuis longtemps, en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes », a répliqué l’ajdointe Christine Poupineau qui a rappelé un soutien financier et des actions concrètes comme l’ouverture de l’espace Gisèle Halimi qui abrite des associations.

« C’est un accueil inconditionnel. Chaque personne qui se présente est reçue par les deux associations. »

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Pas de mise en berne… mais un engagement

Selon l’élue, « il vaut beaucoup mieux avoir un engagement au quotidien ».

Même avis pour le maire : « ce n’est pas la mise en berne des drapeaux, un jour, qui va faire la solution au fond de la question qui nous est posée tous collectivement », a ajouté Stéphane Le Foll.

La commune d’Allonnes va de son côté mettre les drapeaux en berne

Dans un communiqué transmis ce jeudi 21 novembre 2024, la commune d’Allonnes indique qu’elle mettra les drapeaux en berne, lundi 25 novembre. Céline Hemam, conseillère municipale en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, souhaite ainsi rendre hommage aux femmes victimes. « Je voudrais rajouter qu’il est important d’apporter tout notre soutien aux femmes dans le monde qui subissent des violences liées à leur genre et ces crimes de guerre que sont les viols ».

Celui-ci s’est déclaré plutôt favorable à un vœu général du conseil municipal montrant l’engagement de la Ville.

Subventions aux associations : « on ne réduira rien »

Et malgré les restrictions financières qu’il a déjà évoquées, sur les subventions aux associations : « on ne réduira rien, on continuera à s’engager », a-t-il précisé. « La ville maintiendra son effort financier. »

En Sarthe, en 2023, cinq homicides (impliquant uniquement des femmes comme victimes), dont deux « féminicides » ont été recensés.

Un espace éphémère aux Jacobins

Par ailleurs, du 12 au 16 novembre derniers, pour la 2e année, un espace éphémère avait été installé au centre commercial des Jacobins. L’année dernière, les partenaires y avaient rencontré près de 700 personnes.

Et ce lundi 25 novembre 2024, au cinéma Les Cinéastes, sera projeté un film iranien, « Les graines du figuier sauvage », de Mohammad Rasoulof.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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