
Le collectif Droit Au Logement 69 estime que les menaces d’expulsion des fauteurs de troubles et de leur famille de leur logement « est une violence sociale injuste et inutile. »
Après les violences commises dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre à Rillieux-la-Pape, le maire de la commune, Alexandre Vincendet (Horizons), assurait vouloir punir les délinquants, mais également leur famille avec « l’exclusion systématique de toute solidarité nationale y compris du logement social les auteurs de tels types d’agissements. »
Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir la classe politique, mais aussi le collectif Droit Au Logement 69 (DAL 69) qui dénonce une « pratique archaïque » et un « coup de communication politique réactionnaire. »
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« Non au retour des châtiments collectifs »
Dans son communiqué publié lundi 4 novembre, le collectif dit « non au retour des châtiments collectifs contre les familles locataires HLM » et dénonce des menaces qui, si mises à exécution, seraient contraire à la loi. « La punition collective, si elle est proscrite dans la loi, reste une pratique récurrente dans la relation qu’entretient l’Etat avec les quartiers populaires. L’idée de rendre responsable les familles de personnes accusées d’avoir un commis un délit est un vieux fantasme de la droite », ajoute-t-il.
DAL 69 estime par ailleurs que « plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles de la violence (la précarité et les discriminations racistes), les pouvoirs publics font le choix de la solution sécuritaire et répressive en stigmatisant toujours les mêmes populations issues des quartiers populaires. En faisant ce choix, ils font avancer les idées d’une extrême-droite qui n’a jamais été aussi proche du pouvoir. »
Expulser ces familles ne réglerait ainsi « aucun problème » et ne ferait que « remettre des familles à la rue », déclare encore le collectif, alors que la métropole lyonnaise en compte « déjà beaucoup trop », conclut-il enfin.
Les Rilliards privés de bus
Après les violences urbaines, le Sytral a annoncé que les lignes de bus seraient déviées jusqu’au 11 novembre, soit 37 arrêts non-desservis. Une situation qui handicape fortement les Rilliards depuis vendredi dernier. En réponse, Alexandre Vincendet a appelé lundi 4 novembre les habitants de la commune a appeler le Sytral pour se plaindre.
Sur son compte X (ex-Twitter), l’édile dénonce une « double-peine » infligée par Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, et d’Abdelkader Lahmar, député du Rhône. « Ils ne font rien contre la délinquance. Ils vous empêchent de vous déplacer, d’aller au travail. Seuls les délinquants doivent être punis, pas tous les Rilliards. L’immense majorité ne doit pas être pénalisée par les actes d’une minorité », écrit-il encore.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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