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Cette initiative fait suite aux révélations d’anciens élèves sur les violences à Bétharram, institution catholique béarnaise, des faits, qui se sont déroulés durant plusieurs décennies. Un scandale qui a ouvert la voie à d’autres témoignages dans d’autres établissements privés en France.
La commission d’enquête parlementaire, codirigée par les députés Violette Spillebout (Ensemble pour la République) et Paul Vannier (La France insoumise), a officialisé l’adoption de ce document qui visera à mieux contrôler et prévenir les violences au sein des établissements scolaires, qu’ils soient privés ou publics.
Aucun vote contre
Le vote, réalisé à huis clos, a recueilli la majorité des voix des membres présents de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, avec quelques abstentions selon certains élus présents, notamment de la part de députés d’extrême droite et du centre. Aucun vote contre n’a cependant été enregistré parmi les 72 membres.
« J’ai une pensée pour toutes les victimes de violences, notamment celles que nous avons rencontrées et entendues tout au long de nos travaux. C’est de leur force que cette commission d’enquête est née », a souligné le co-rapporteur Paul Vannier qui avait entamé les auditions avec Viollette Spillebout en mars, en inspectant notamment le Beau Rameau (anciennement Bétharram) avant d’interroger, le 14 mai dernier, le Premier ministre, François Bayrou, dont plusieurs enfants ont été scolarisés au sein de l’établissement.
Le contenu détaillé de ces recommandations sera rendu public lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, prévue le mercredi 2 juillet.
« C’est à se demander si François Bayrou ne représente pas un frein pour faire avancer ce dossier »
« Ce rapport marque une étape importante dans la prise de conscience et l’action contre les violences en milieu scolaire », estime le lanceur d’alerte Alain Esquerre, à l’origine de nombreuses révélations sur les violences et l’omerta. L’objectif est de garantir un environnement sécurisé pour tous les élèves. « Reste à connaître le détail des recommandations, notamment concernant les dysfonctionnements, la prescription », souligne-t-il.
Nouvelles plaintes déposées
Selon lui, si la société est en train de changer de position avec des parents d’élèves plus prompts à prendre position, ce sont les politiques qui ont le plus de mal à avancer sur ces sujets. « Il va falloir qu’ils prennent leur responsabilité », insiste-t-il alors que les renforts promis du côté de la justice pour faire face à l’ampleur du scandale Bétharram se font toujours attendre.
Au nom du collectif de victimes, il doit pourtant déposer de nouveau une vingtaine de plaintes début juillet. « C’est à se demander si François Bayrou ne représente pas un frein pour faire avancer ce dossier car il y a beaucoup d’émotion, d’affect et la prise en main n’avance pas », estime-t-il.
Quant à la commission indépendante créée à l’initiative de la congrégation Bétharram, Alain Esquerre confirme en faire toujours partie mais avoir été exclu de toutes les commissions et des enquêtes. « C’est frustrant pour moi de ne pas y être associé, d’autant qu’il y a un gros volet de victimes en Afrique avec probablement des centaines de victimes. »
L’enseignement catholique a aussi annoncé le lancement à la rentrée d’un audit sur ses quelque 600 internats, avec à la clé des certifications pour « garantir des internats sûrs », après le scandale de Notre-Dame de Bétharram. Cette mission, qui devra rendre ses conclusions « à échéance de mi-septembre 2025 » a aussi missionné le porte-parole des victimes de Bétharram Alain Esquerre avec cinq autres personnalités.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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