Vidéo : la très violente agression d’un groupe d’identitaires à Montpellier ce 18 septembre

Ce jeudi 18 septembre, la sinistre épopée dans les rues de Montpellier d’un groupe d’extrême-droite d’une trentaine de jeunes tous de noirs vêtus et les visages dissimulés (pour bon nombre d’entre eux) aurait pu avoir des conséquences plus graves encore que le bilan final n’en fait état, avec trois personnes blessées (dont deux conduites aux urgences d’après nos informations, l’une pour de multiples fractures au visage) dans une agression d’une violence inouïe sur la place des Beaux-Arts.

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Provocation pendant la manif

La promenade sanglante de ces jeunes (voire très jeunes) identitaires cornaqués par des individus plus expérimentés qu’eux, dont un certain Tristan V, membre du groupe Jeunes d’Oc et ex du service d’ordre de Génération Identitaire avant que ce groupe ne soit dissous, a véritablement commencé jeudi vers 13h30, quand la meute a remonté l’Esplanade direction la Comédie pour une « opération drapeau » en narguant et insultant les manifestants qui ont participé à la mobilisation nationale de ce 18 septembre.

Le groupe de jeunes identitaires remontant l'esplanade jeudi vers 13h30, deux heures avant leur sordide agression sur la place des Beaux-Arts
Le groupe de jeunes identitaires remontant l’esplanade jeudi vers 13h30, deux heures avant leur sordide agression sur la place des Beaux-Arts (©Gil Martin/Métropolitain)

Les identitaires exfiltrés par les CRS

Talonnés par des centaines de personnes criant des slogans antifascistes, ils ont pris position sur la fontaine des Trois grâces, crachant leur mépris sur la foule avant que les CRS ne viennent intelligemment s’interposer entre les deux groupes, exfiltrant vers 13h50 les identitaires à travers les barrages qui fermaient l’accès à l’Écusson. L’occasion d’assister à une scène stupéfiante : alors qu’ils sont sommés de franchir le barrage, certains extrémistes, sous le nez des forces de l’ordre étrangement passives, se permettront de prendre leur temps, haranguant une dernière fois la foule avant de se diriger « tranquillou » vers les CRS… On a connu les forces de l’ordre plus autoritaires.

Des identitaires, pourtant exfiltrés de la Comédie par les CRS, ont quand même pris leur temps avant de franchir le barrage
Des identitaires, pourtant exfiltrés de la Comédie par les CRS, ont quand même pris leur temps avant de franchir le barrage, ajoutant quelques insultes (©G.M/Métropolitain)
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Un groupe dangereux pas surveillé ?

Que s’est-il passé ensuite ? Mystère… Ont-ils été suivis par la police afin de surveiller leurs agissements ? Ces jeunes étaient clairement sur le sentier de la guerre, affichant leurs couleurs. Mais à cette heure, la police dément avoir mobilisé des agents pour surveiller ces jeunes aux abois qui se sont donc retrouvés libres comme l’air. Ils ont fini par ressortir de l’Écusson pour apparaître vers 15h30 sur la place des Beaux-Arts.

Ils ont eu leur « baston »

C’est sur cette place, devant les cafés, qu’ils finiront par déclencher la fameuse « baston » dont la vidéo montre bien toute la violence… Trois personnes (Métropolitain tente de confirmer cette information, mais personne, police ou préfecture, ne semble au courant) finiront blessées dans cette rixe effrayante au cours de laquelle la victime la plus sérieusement touchée a été molestée par une vingtaine d’individus.

Aucune interpellations…

Parmi les agresseurs, des témoins ont repéré des supporters du MHSC affiliés à la Butte Paillade, où la montée en puissance des extrémistes (qui représenteraient aujourd’hui près d’un tiers des supporters) poserait d’ailleurs de sérieux problèmes aux habitués de la Butte. Après la baston, où ce groupe d’une trentaine de jeunes hommes a courageusement laissé trois personnes à terre, une unité de gendarmerie positionnée sur les Beaux-Arts en renfort pour la manif a pu intervenir, sécurisant notamment le périmètre. La police est aussi arrivée sur les lieux selon des témoignages, un peu confus, mais le mal était fait. Les policiers auraient néanmoins coursé les agresseurs, assurent des témoins, mais visiblement sans résultat car la préfecture confirme qu’il n’y a pas eu d’interpellations

Vers un dépôt de plainte

Il reste néanmoins les nombreux témoignages, les images des caméras de surveillance et les photos et vidéos des Montpelliérains qui étaient sur les terrasses. Cette agression a créé un véritable émoi sur cette place très familiale et un collectif de témoins travaille actuellement à collecter tous les témoignages et les documents en vue de déposer plainte.

Violences : Michaël Delafosse saisit le procureur

En début de soirée, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a réagi à cette agression dans un communiqué, confirmant qu’il a saisi le procureur de la République. Voici le communiqué du maire :
« Hier, un groupe d’individus, manifestement issu de l’ultra droite, a violemment agressé plusieurs personnes sur la place des Beaux-Arts. Ces faits d’une extrême gravité sont intolérables. En ma qualité de Maire de Montpellier, j’ai immédiatement saisi le procureur de la République en application de l’article 40 du Code de procédure pénale.
Toutes mes pensées aux victimes de ces actes indignes et qui ont été grièvement blessées. Je leur témoigne de mon soutien indéfectible et je leur transmet mes vœux de rétablissements.
Les images de vidéoprotection ont été conservées et mises à disposition de l’autorité judiciaire. Je demande que toute la lumière soit faite et que les auteurs de ces violences soient identifiés et poursuivis.
La sécurité et la tranquillité publique doivent être garanties pour toutes et tous. Rien ne saurait justifier de tels agissements dans notre ville.

Dans le courrier envoyé au procureur, l’élu donne plus de détails sur cette agression qui confirment l’extrême violence des faits. En voici quelqu’uns : 

« Le 18 septembre 2025, entre 15h45 et 16h sur la place des Beaux-Arts, un groupe d’environ 20 individus tous vétus de noir se présentent sur la terrasse d’un établissement de restauration où plusieurs personnes étaient attablées »

« Selon les image enregistrées par le centre de supervision urbaine, un clin assis à la terrasse d’un café s’adresse à ce groupe. En réaction,  plusieurs membres de ce groupe l’entourent et le frappent violemment, notamment en lui assenant des coups de pieds alors qu’il était au sol, y compris dans les côtes et dans le dos, ainsi q’en lui jetant des chaises ».

« Un homme qui tentait de s’interposer a également été frappé »

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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