
L’État et les élus corses « cheminent vers un consensus », a annoncé ce 27 février le ministre de l’Intérieur à l’issue d’une rencontre sur la question de l’autonomie. Une déclaration qui a eu l’effet d’une bombe. En Guyane, les élus sont en colère. « Je me réserve le droit de participer à cette visite officielle du président de la République en Guyane », prévient en réaction Gabriel Serville.
Le dossier autonomie semble bien avancer pour la Corse. Une délégation d’élus a rencontré, dans la soirée du 26 février, le ministre de l’Intérieur. Gérald Darmanin a annoncé que l’Exécutif et les élus corses cheminaient « vers un consensus » sur un projet de réforme constitutionnelle permettant une autonomie de l’île. Une annonce qui provoque une vague de réactions en Guyane.
Gabrielle Serville, président de la Collectivité Territoriale était l’invité du Guyane Soir ce 27 février. Interrogé par Nikerson Perdius, « je suis profondément choqué et extrêmement en colère face à cette réaction du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer« , a-t-il déclaré. Et de poursuivre « ça fait quelques décennies que la classe politique se bat pour que la Guyane puisse bénéficier d’un statut qui soit fait sur-mesure.«
Le président de la CTG estime que les mesures annoncées pour la Corse sont « une véritable insulte portée à l’intelligence des Guyanais« . L’élu rappelle que plusieurs congrès se sont tenus pour élaborer le projet de la future collectivité autonome. D’ailleurs, une nouvelle rencontre est annoncée pour le 16 mars prochain avec les élus de Guyane.
Gabriel Serville, président de la CTG, invité du Guyane Soir du 28 février
En réaction aux annonces de G. Darmanin, dit Gabriel Serville :
Nous allons faire entendre au président de la République, qui a prévu de venir en Guyane à la fin du mois de mars, notre positionnement. En tout cas, mon positionnement. En clair : je vais exiger de [sa part] deux choses : qu’avant de venir en Guyane, il annonce très clairement à la population son intention de faire exactement ce qu’ils ont fait pour la Corse, c’est-à-dire répondre favorablement à la demande que nous avons exprimée depuis très longtemps […] et la deuxième chose : qu’il décide d’ériger l’éradication définitive de l’orpaillage illégal dont on connaît les exactions et les conséquences négatives sur la Guyane comme étant une grande cause nationale.
« En dehors de ces deux points-là, je me réserve le droit de participer à cette visite officielle du président de la République en Guyane« , prévient Gabriel Serville.
Le député de Guyane Davy Rimane estime que l’État « se moque des élus du territoire guyanais« . Il ajoute, « ce que la Corse demande, c’est exactement ce que la Guyane a demandé : avoir une inscription dans la Constitution pour avoir un statut particulier« . L’élu estime qu’il s’agit d’un « jeu dangereux ».
La marche vers l’autonomie de la Corse s’accélère : la réaction de Davy Rimane, député de la Guyane
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