Vendée : 500 caravanes envahissent l’agglomération de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en faisant fi du terrain d’accueil

, Vendée : 500 caravanes envahissent l’agglomération de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en faisant fi du terrain d’accueil

En signe de protestation, les élus des 14 communes de la collectivité ont décidé de fermer les portes de leur mairie. Le président de la collectivité, François Blanchet, en appelle à l’État pour faire cesser ces occupations illégales et invite les communautés concernées à cesser de snober les aires aménagées pour leur accueil.

Le Figaro Nantes

Le terrain est neuf, large, propre, et entretenu chaque année à hauteur de 30.000 euros par la collectivité. Mais cette aire de grand passage ne convenait pas au groupe de 530 caravanes de gens du voyage arrivé le 28 juillet sur la collectivité du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, dans le nord de la Vendée. Plutôt que de rebrousser chemin en quête d’une zone d’accueil plus satisfaisante, les véhicules ont bifurqué en direction de la plage pour investir en toute illégalité deux terrains, à Brétignolles-sur-Mer et au Fenouiller. Le coup de menton de trop pour les élus des 14 communes de la collectivité, qui ont unanimement décidé de fermer les portes de leur mairie, en signe de protestation.

Dans un communiqué diffusé lundi, la communauté d’agglomération du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie s’est émue de ces occupations hors la loi «intolérables». Elle se désole de l’inutilité manifeste des travaux engagés depuis des années, «avec l’argent du contribuable», pour aménager «un terrain équipé et adapté» pour les gens du voyage et inauguré il y a tout juste deux ans… Mais dont les intéressés ne veulent pas. «Nous ne nous résignerons jamais à accepter ces campements illégaux qui perturbent le quotidien de nos habitants, de nos associations et de nos entreprises, et qui nécessitent ensuite de lourds travaux de remise en état, à la charge des communes», clament encore les élus de la collectivité, faisant appel à l’État «pour que cessent ces infractions illicites».

Faire respecter la loi

«Cette situation nous révolte», renchérit François Blanchet (DVD), maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et président de la communauté d’agglomération. L’élu confie en être à son troisième week-end d’affilée d’arrivée de caravanes faisant fi de l’aire de grand passage. «Il y a de l’eau et de l’électricité, mais ils trouvent toujours à redire. Cette fois l’herbe serait trop haute», témoigne-t-il. Ce serait surtout les 5 km de distance avec la mer qui dissuaderaient les voyageurs de s’installer sur le terrain qui leur est réservé, rapporte l’édile. «Ils préfèrent poser leurs caravanes à 200 mètres de la plage, en se branchant illégalement sur les réseaux locaux, c’est rageant. En France, il y a une loi qu’il faut respecter, et qui reste la même pour tous».

Selon les calculs du maire de Saint-Gilles, l’agglomération accueillerait quelque 1500 caravanes par été sur son territoire, soit entre 4500 et 6000 gens du voyage. «Cela se passe très bien avec de nombreuses communautés qui s’installent de manière réglementaire sur l’aire de grand passage», précise François Blanchet, sans minimiser les «tensions» et les conflits d’usages que créent les campements illégaux, avec les riverains et les entreprises voisines.

La période estivale est traditionnellement marquée par la migration saisonnière des gens du voyage, en direction du littoral. La saison a d’ores et déjà connu plusieurs incidents notables. Arrivés en nombre à Saint-Nazaire, la semaine dernière, des voyageurs ont tenté de perturber l’interpellation d’un des leurs, fortement alcoolisé. Auparavant, une cinquantaine de caravanes avaient été boutées in extremis hors de La Baule. Un autre groupe de quelque 100 véhicules s’était installé aux portes de Saint-Nazaire. Quelques caravanes séjournent enfin aussi plus loin de la mer, comme cela fut le cas des 60 vans débarqués sur une aire pour enfants de Divatte-sur-Loire, à la mi-juillet. «Les gens du voyage savent ce qu’ils font, commente une source de la gendarmerie. Le temps que la préfecture réagisse et que l’usage de la force soit validé, les groupes ont déjà levé l’ancre vers d’autres secteurs».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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