
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a entériné dimanche l’élection du réformateur Massoud Pezeshkian en tant que neuvième président de la République islamique. Élu au second tour de la présidentielle le 5 juillet, Massoud Pezeshkian, 69 ans, doit maintenant prêter serment ce mardi devant le Parlement pour débuter un mandat de quatre ans. Dimanche, le président par intérim Mohammad Mokhber a transmis les responsabilités officielles de la présidence à Massoud Pezeshkian. Que peut changer son mandat pour l’Iran et pour le reste du monde ?
« Les pays voisins », la priorité
Dimanche, l’ayatollah Khamenei a indiqué que « la priorité dans la politique étrangère » reste les pays voisins de l’Iran. « Une autre priorité concerne les pays qui nous ont soutenus pendant les pressions de ces dernières années », a-t-il ajouté, allusion à la Russie et la Chine.
« Les pays européens ne nous ont pas bien traités ces dernières années, (notamment en lançant) de fausses accusations telles que les (violations des) droits de l’homme », a regretté l’ayatollah Khamenei. « S’ils ne nous traitent pas aussi mal, les Européens, eux aussi, font partie de nos priorités », a-t-il ajouté.
Des pouvoirs restreints
Massoud Pezeshkian s’est engagé à porter le « lourd fardeau » de la présidence. Appelé le « docteur » par beaucoup d’Iraniens, le nouveau président est en faveur de « relations constructives » avec les Etats-Unis, ennemi de l’Iran, et les pays européens pour sortir le pays de son « isolement ».
Mais le président en Iran a des pouvoirs restreints : il est chargé d’appliquer, à la tête du gouvernement, les grandes lignes politiques fixées par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, chef de l’Etat et ultime décideur sur les dossiers stratégiques.
« Sortir l’Iran de son isolement »
Massoud Pezeshkian a promis de négocier avec Washington pour relancer les pourparlers sur le nucléaire iranien, au point mort depuis le retrait américain en 2018 d’un accord international conclu en 2015. Lors de la campagne électorale, il avait promis de « sortir l’Iran de son isolement » en établissant des « relations constructives » avec le monde notamment les pays européens.
Nul n’aurait parié cependant sur ce député de Tabriz (nord-ouest), lorsque sa candidature a été validée avec cinq autres candidats, tous conservateurs, pour cette présidentielle avancée en raison du décès accidentel du président Raïssi en hélicoptère en mai. Massoud Pezeshkian avait remporté le second tour de l’élection présidentielle contre l’ultraconservateur Saeed Jalili, avec 53,6% de voix contre 44,3%, sur environ 30 millions de suffrages exprimés.
Une expérience gouvernementale limitée
Massoud Pezeshkian n’est pas l’une des figures de proue des camps réformateur et modéré, qui ont nettement perdu en influence face aux conservateurs ces dernières années. Ce chirurgien de profession a une expérience gouvernementale limitée qui se résume à un poste de ministre de la Santé de 2001 à 2005 dans le gouvernement réformateur de Mohammad Khatami.
Père de famille, il a élevé seul trois enfants après la mort de son épouse et d’un autre enfant dans un accident de voiture en 1993 et se présente comme la « voix des sans-voix ». Il a promis d’oeuvrer pour améliorer les conditions de vie des plus défavorisés.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
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L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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