
L’élue ne voulait pas que sa plainte soit rendue publique, mais Le Parisien l’a tout de même divulguée. Depuis un article paru mardi 5 mars, de nombreux médias ont relayé l’information selon laquelle la députée insoumise Ersilia Soudais a porté plainte pour viol contre son compagnon.
Une méthode qui interroge fortement, quant au respect de la vie privée, et du risque pour la plaignante, en particulier lorsque celle-ci est une personnalité publique, d’être alors ciblée, sur les réseaux sociaux. En témoignent les multiples commentaires sexistes qui accompagnent la publication de l’article en question.
« Publier une plainte pour violence sans le consentement de la victime est une deuxième violence »
La révélation de la plainte dans le Parisien – sans l’accord de l’intéressée – a suscité la colère de la France insoumise. « Comment les femmes victimes de violences pourront-elles encore avoir confiance pour porter plainte, si cette plainte se retrouve immédiatement devant la France entière ? », a fustigé, dans un communiqué le parti, pour qui « publier une plainte pour violence sans le consentement de la victime est une deuxième violence ».
Le mouvement appelle « au respect de l’intimité et de la vie privée d’Ersilia Soudais », à qui il apporte « son total soutien ». « Honte à ceux qui, par cet article, crachent sur toutes les victimes de violence », a fustigé dans un tweet Mathilde Panot, la présidente du groupe insoumis à l’Assemblée. « Supprimez ! Vous nous dégoûtez ! Tous les médias qui partagent se rendent complices de cette abjection », s’est-elle indignée.
Jade Dousselin, avocate de la plaignante, souhaite désormais « que toute la lumière soit faite dans l’apaisement et le respect du secret de l’enquête ». Le mis en cause, Damien Cassé, conteste les faits qui lui sont reprochés. Il a depuis été placé en garde à vue dans un commissariat de Seine-et-Marne. Une enquête est en cours.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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