
Après l’agression de quatre jeunes lors de la nuit d’Halloween à Corte, des réactions politiques en cascades face à une violence jugée « gratuite et inacceptable ».
Les faits se sont produits à la sortie d’une discothèque de Corte, vers 4 heures du matin, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Ce qui aurait été au départ une altercation verbale entre jeunes a dégénéré en agression. Selon plusieurs témoignages, un groupe de quatre jeunes adultes — deux jeunes femmes et deux jeunes hommes — aurait été pris pour cible par une douzaine de personnes venues de la région bastiaise. Les victimes auraient été frappées à plusieurs reprises.L’affaire a suscité de nombreuses réactions. Sur les réseaux sociaux, le député de la 2e circonscription de Haute-Corse, François-Xavier Ceccoli a évoqué « des phénomènes de bandes » qu’il appelle à combattre « avec la plus grande fermeté ». De son côté, le mouvement Core in Fronte dénonce une agression « gratuite et inacceptable », évoquant « l’importation de comportements délinquants urbains » sur l’île. Le parti indépendantiste précise qu’une douzaine d’individus aurait participé aux violences, ajoutant les avoir « identifiés » et annonçant qu’il « ira prochainement à leur rencontre ». Le Partitu di a Nazione Corsa (PNC) parle, lui, d’un « ensauvagement » de la société corse. Dans son communiqué, il met en garde contre « une banalisation de la violence » et en appelle à un sursaut citoyen. Dans plusieurs messages publics, le discours d’une identité corse « menacée » par une violence perçue comme venant « de l’extérieur » est revenu avec insistance chez élus comme militants.La mairie de Santa Maria di Lota, dont est originaire l’une des victimes, s’est également exprimée, affirmant que « la sécurité de notre jeunesse doit être une priorité absolue ». Elle assure apporter son soutien aux jeunes concernés et à leurs familles.Une enquête a été ouverte par le parquet de Bastia « des chefs de violences volontaires aggravées ». Elle est confiée à la brigade de recherches de Corte.
