
Un élu municipal de Chessy (Seine-et-Marne) a été mis en examen et placé en détention provisoire pour des faits de viol et d’agression sexuelle, a indiqué mardi 13 août à l’AFP le parquet de Meaux. Selon une source policière à Libération, les infractions reprochées relèvent d’un « viol commis sur un mineur par une personne ayant autorité sur la victime », d’une « agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans », de la « détention », de l’ »acquisition » et de l’ »offre ou mise à disposition » « de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique ».
L’homme de 47 ans, engagé au sein de l’association Aide aux jeunes diabétiques (AJD), avait été placé en garde à vue le 9 août après l’interpellation dans le Lot-et-Garonne d’un second individu, également salarié de l’AJD en tant qu’animateur, pour des faits d’atteinte sexuelle.
L’exploitation des données cellulaires de l’animateur, désormais placé sous contrôle judiciaire, a permis l’identification de l’élu seine-et-marnais sur des images « où l’on pouvait observer un individu pratiquant une fellation à un jeune mineur, d’une douzaine d’années« , selon les informations transmises par une source policière.
Lors de son audition, ce dernier a reconnu « certains faits tels que le voyeurisme » et a reconnu aider le second mis en cause « dans l’assouvissement de ses fantasmes« , toujours selon cette source policière. Il a été mis en examen pour « viol et agression sexuelle« , a indiqué une source judiciaire, sans plus de précision.
Organisation de séjours de vacances pour des mineurs de l’AJD
L’élu local, membre de la commission jeunesse du conseil municipal de Chessy, était en charge de l’organisation de séjours de vacances pour des mineurs adhérents de l’AJD, « dont un des objectifs était l’adaptation à la maladie« , a détaillé à l’AFP l’avocate de l’association, Me Hélène Lecat.
L’avocate a souligné la « stupeur » des membres de l’AJD face à des accusations « aux antipodes des valeurs défendues par l’association« .
« Toutes les mesures utiles ont été prises, à savoir le non-renouvellement du contrat » de l’homme interpellé dans le Lot-et-Garonne, a-t-elle ajouté, précisant que « toutes les mesures nécessaires » seraient prises à l’encontre de l’élu municipal « au fur et à mesure de l’enquête« .
Si une « pluralité de victimes » a d’ores et déjà été actée, leur identification est toujours en cours et fera l’objet d’une information judiciaire, a détaillé le parquet de Meaux.
Deux plaintes ont été déposées à l’encontre de l’animateur, la première par un intervenant dans le séjour de vacances de l’AJD, et la seconde par les représentants légaux d’un adhérent mineur.
Une deuxième enquête a été ouverte par le parquet d’Agen pour « atteinte à l’intimité privée par image – voyeurisme – détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique« .
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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