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Des bancs rouges quadrillent le territoire. Après Mers-les-Bains, Gamaches, Ault, Oisemont, Saint-Quentin-Lamotte et Huppy, Feuquières-en-Vimeu (Somme) devrait en installer un dans les prochains mois.
Réunis en conseil municipal mardi 3 décembre 2024, les élus ont en effet évoqué le sujet. « Vous savez que, chaque année, de nombreuses femmes décèdent de violences conjugales », a introduit la maire Maryline Heckmann. 122, exactement, en 2021, selon le gouvernement. 128 du 1er janvier au 6 décembre 2024, selon le collectif Nous Toutes, engagé contre les violences conjugales depuis 2018.
« Les appels à l’aide et signaux d’alerte restent rares, tout comme la prise de conscience des témoins directs ou indirects », a poursuivi l’élue, avant de rappeler que le Département aide financièrement les communes qui souhaitent installer un banc rouge.
321 000 femmes victimes par an
L’idée de l’installation de bancs rouges trouve son origine en Italie en 2016 et a été importée en France par la Corse et le sud-est. Le principe est simple : la victime peut venir s’y installer pour qu’on lui vienne en aide. Une plaque avec des numéros de téléphone y est également vissée. Malheureusement, la plupart du temps, les victimes de violences conjugales n’osent pas parler. Ce banc rouge, c’est aussi pour rendre hommage aux personnes décédées des coups de leur partenaire ou ex-partenaire, soutenir les victimes vivantes et sensibiliser le grand public à ce phénomène. Selon le gouvernement, en moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 74 ans qui, au cours d’une année, sont victimes de violences physiques, sexuelles et/ou psychologiques commises par leur conjoint ou ex-conjoint, est estimé à 321 000 femmes.
Un Département engagé
Dans la Somme, chaque banc peut être subventionné par le Conseil départemental à hauteur de 50 % de la dépense, dans la limite de 500 €. Cette subvention peut être portée à 60% de la dépense, dans la limite de 600 €, si l’achat du banc est opéré auprès d’un Esat.
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Les élus ayant voté à l’unanimité pour cette demande de subvention, ce nouvel équipement devrait être installé en 2025 en face du Pôle enfance, à côté des terrains de tennis, dans l’axe traversant l’espace de loisirs.
Concernant la construction, la commune a fait appel à l’Esat de Cayeux-sur-Mer qui n’a pas encore répondu, selon Maryline Heckmann. Le prix pour un banc est d’environ 500 €. La Mairie devrait donc débourser aux alentours de 250 €.
Si le Département accepte de financer ce projet, la subvention sera accompagnée de la fameuse plaque avec les numéros de téléphone d’urgence, qui sera vissée au banc.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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