, Trois fusillades en une semaine, deux morts liés au trafic de drogue : pourquoi cette escalade de la violence à Dijon et environs

Trois fusillades en une semaine, deux morts liés au trafic de drogue : pourquoi cette escalade de la violence à Dijon et environs

Quatre faits divers liés au trafic de drogue ont eu lieu en une semaine au sein de l’agglomération dijonnaise. Parmi les causes de cette escalade de la violence : l’arrivée de « groupes extérieurs » de gérants de points de deal, qui souhaiteraient s’approprier le marché dijonnais, selon une source policière syndicale.

Ce sont des faits qui se sont multipliés depuis ce mercredi 13 mars à Dijon et son agglomération, en Côte-d’Or. Trois fusillades et une agression au couteau en une semaine, dans différents quartiers de la métropole dijonnaise. Avec, en toile de fond, le trafic de drogue.

Pourquoi assiste-t-on à une escalade des faits de violence ces derniers jours ? Ce mercredi 20 mars, un homme a été blessé par balles dans le quartier des Grésilles. Une semaine plus tôt, mercredi 13 mars, une fusillade s’est déclenchée dans le quartier de la Fontaine d’Ouche. Un homme a été blessé au bras. Dans la nuit du jeudi 14 mars au vendredi 15 mars, c’est un jeune homme de 19 ans qui a été poignardé sur la commune de Talant et qui a succombé à ses blessures. Enfin, dimanche 17 mars, toujours à Talant, dans le quartier du Belvédère, un jeune de 15 ans a été tué par balles sur un point de deal.

Pour Cédric Bovrisse, secrétaire départemental du syndicat Alliance police nationale, l’un des facteurs est « l’arrivée de groupes [de trafiquants] extérieurs » à Dijon qui souhaitent « s’approprier » les marchés de l’agglomération dijonnaise. « Il y avait déjà des équipes locales qui se tiraient un peu la bourre, et il y a désormais de plus grosses équipes. Parmi celles-ci, certains viennent potentiellement de Marseille, décrit l’intéressé. À Dijon, les points se sont professionnalisés. Ils peuvent rapporter plusieurs milliers d’euros par jour. Ils peuvent sembler plus faciles à prendre que des points de deal dans d’autres villes ».

Des faits d’une ampleur rare dans l’agglomération dijonnaise. En novembre dernier, un père de famille avait également été tué d’une balle perdue dans le quartier Stalingrad à Dijon, alors qu’il se trouvait dans son appartement. Ce dernier était situé près d’un point de deal.

► À LIRE AUSSI« Tout le monde était couché par terre » : Un homme tué dans son appartement après des coups de feu à Dijon

Pour la suite, au-delà des renforts policiers ponctuels, le représentant syndical évoque la nécessité de prendre en compte une « chaîne complète » du trafic de drogue, au-delà des « opérations place nette ». « Je ne veux pas entendre que les collègues ne sont pas sur le terrain, ils y sont tous les jours, et font face à des habitants exaspérés », défend Cédric Bovrisse.

Difficile de se procurer des chiffres sur les violences liées au trafic de drogue à Dijon. Sollicités, les élus dijonnais n’ont pas répondu à nos diverses sollicitations sur le contexte de ces derniers jours. Une conférence de presse est annoncée ce lundi 25 mars de la part du maire François Rebsamen, avant le conseil municipal.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source