Tout juste sorti de prison, il agresse l’adjointe au maire de Conches-en-Ouche

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Dans la matinée du jeudi 14 mars 2024, Claire Lacampagne, adjointe en charge de l’Animation et de l’attractivité municipale à Conches-en-Ouche, sort de chez elle. Constatant qu’un fourgon professionnel est garé de manière illicite et l’empêche de partir de chez elle, elle prend des photos du véhicule pour les transmettre à la police municipale.

La voyant agir ainsi, deux hommes (le propriétaire du véhicule et son passager) sortent du bar Le Cyrano, furieux. L’adjointe les reconnaît aussitôt, puisque les deux Conchois sont très défavorablement connus des forces de l’ordre. Agressifs, ils s’approchent de l’élue, ont des gestes menaçants. Elle se refugie chez l’opticien à proximité, mais les deux hommes la suivent. Pensant être tirée d’affaire à l’arrivée de la police municipale puis de la gendarmerie, Claire Lacampagne est finalement victime d’injures de la part de l’un des individus, qui sera interpellé.

Injuriée, car élue

Mardi 28 mai, A G. était convoqué devant le tribunal correctionnel pour répondre d’outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique. Audience à laquelle il ne s’est pas présenté, ce qui n’a pu que jouer en sa défaveur. Tout comme son casier : six condamnations, dont une qui lui a valu un séjour en prison qui s’est terminé le 13 mars, la veille de cette agression.

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En plus d’être violentes et accompagnées d’un doigt d’honneur, les injures qu’il a proférées à l’encontre de Claire Lacampagne la ciblait directement en tant qu’élue (« sale fonctionnaire de m***e », entre autres). L’adjointe conchoise a tenu à être « présente en tant que femme élue » à la barre du tribunal d’Évreux.

On est souvent victimes de ce genre de propos, d’injures, parfois de violences. On ne peut pas souscrire à ce genre de choses.

Claire Lacampagne

« De plus en plus fréquents »

Seuls les propos tenus par A G. à la fin sont jugés par le tribunal, mais la scène d’intimidations et de violences a duré environ trois quarts d’heure, souligne l’avocate de la partie civile. « Si les injures ont tourné ainsi, c’est bien parce que derrière la femme, la personne qui souhaite sortir de chez elle, il y a l’élue », pointe-t-elle, décrivant « des événements de plus en plus fréquents dans cette société et qui ne sont pas assez souvent sanctionnés ». Selon le ministère de l’Intérieur, près de 2 265 plaintes ou signalements pour des faits de violence verbale ou physique à l’encontre des élus ont été recensés en 2022 (+ 32 % par rapport à 2021). Et sur les trois premiers semestres de 2023, les chiffres sont encore plus inquiétants, avec 2 387 actes dénombrés.

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Les faits étant « parfaitement établis », avec un « caractère dégradant et diffamant », selon la substitut du procureur Juliette Acher, A G. a été condamné à six mois de prison ferme.

Les condamnations en première instance ne sont pas définitives puisque susceptibles d’appel. Jusqu’à la condamnation définitive, les prévenus sont donc toujours présumés innocents.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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