, Tags injurieux sur la maison de l’élue démissionnaire de Rions en Gironde : qui en veut à Évelyne Lavoix

Tags injurieux sur la maison de l’élue démissionnaire de Rions en Gironde : qui en veut à Évelyne Lavoix

, Tags injurieux sur la maison de l’élue démissionnaire de Rions en Gironde : qui en veut à Évelyne Lavoix

« Honte à notre élue ». « Dégage ». « Raclure ». Et d’autres insultes que nous ne reproduirons pas ici. Depuis plus de six mois, Évelyne Lavoix vit avec sous ses yeux les murs de sa maison couverts de tags injurieux. Peintes à la bombe aérosol en noir et rouge, les inscriptions spectaculaires n’ont pas disparues malgré les pluies incessantes. Qui ? Pourquoi ? Les questions tournent en boucle dans la tête de l’ancienne élue du village de Rions, en Gironde.

Sur le même sujet

« Honte à notre élue ». « Dégage ». « Raclure ». Et d’autres insultes que nous ne reproduirons pas ici. Depuis plus de six mois, Évelyne Lavoix vit avec sous ses yeux les murs de sa maison couverts de tags injurieux. Peintes à la bombe aérosol en noir et rouge, les inscriptions spectaculaires n’ont pas disparues malgré les pluies incessantes. Qui ? Pourquoi ? Les questions tournent en boucle dans la tête de l’ancienne élue du village de Rions, en Gironde.

Sur le même sujet

« C’est comme un viol. Je ne suis plus la même. Qui m’en veut tant que ça ?”

La croix gammée, l’inscription « GUD » en référence à l’organisation d’extrême droite, les sexes peints : le ou les auteurs des tags infâmes qui débordent sur la maison du voisin ont brouillé les pistes comme pour mieux perdre l’ancienne conseillère municipale, militante socialiste depuis toujours.

« C’est comme un viol. Je ne suis plus la même. Qui m’en veut tant que ça ? Ils ne sont pas loin. Le pire, c’est de lire « notre élue »», confie Évelyne Lavoix, 72 ans, les yeux remplis de larmes. Elle et son mari avaient l’habitude de recevoir enfants et petits enfants pour les repas de famille. Ils n’invitent plus personne. Les fêtes de Noël ont été organisées ailleurs. « C’est trop choquant. Ma petite fille a fini par venir pour passer trois jours à la maison, mais elle n’est pas sortie pour ne pas avoir à lire les insultes sur sa grand-mère. »

Tensions politiques

Partir de cette maison de location où le couple vit depuis sept ans ? Pas pour l’instant. « Ils ont écrit « dégage », ce serait leur donner raison », répond Évelyne Lavoix. Nettoyer les murs ? Les propriétaires de l’habitation ont fait faire un devis. Il y en aurait pour plusieurs dizaines de milliers d’euros qu’ils ne sont pas prêts à débourser. Alors elle reste là, condamnée dès qu’elle sort dans son jardin à lire les injures. « Je suis suivie tous les mois par un psychologue de l’association Vict’Aid, mais je suis fatiguée », confie-t-elle.

Les gendarmes ont procédé à plusieurs auditions. L’enquête est toujours en cours. Conflit de voisinage ? Affaire personnelle ? Ou vengeance politique aussi violente que surréaliste ? Rien n’est écarté à ce stade. Difficile de mettre de côté le contexte politique tendu du village médiéval des bords de Garonne. Derrière les remparts transpirent rancune et détestation. On s’étripe verbalement sur les réseaux sociaux entre partisans de l’ancien maire Jean-Claude Bernard et du nouveau Vincent Joineau. Évelyne Lavoix s’était engagée auprès du maire en 2020 avant de prendre ses distances. Sa démission en juillet dernier avait failli entraîner la dissolution du Conseil municipal.

Des mots qui résonnent

« Je ne trouvais pas ma place, cela faisait plus d’un an que je voulais partir », livre l’élue démissionnaire. Deux autres membres de l’équipe Joineau, dont son premier adjoint Daniel Bargue, avaient eux aussi rendu leur écharpe. Dans la foulée, les quatre élus de l’opposition avaient cru pouvoir renverser la table du Conseil en démissionnant à leur tour. Mauvais calcul. Deux remplaçants de la majorité ont fait leur entrée au Conseil, sauvant l’équipe en place d’une tête. Opportunité manquée de l’opposition ? Entente, pour ne pas dire « conspiration » comme certains l’écrivent, entre les déçus de Joineau et l’équipe Bernard ?

Toujours est-il qu’Évelyne Lavoix est la seule des démissionnaires à avoir été ainsi victime d’injures. Un fait qui pourrait renforcer l’hypothèse du règlement de compte personnel. Mais les mots « dégage » et « honte » résonnent dans la tête de l’ancienne élue. « Ce sont des mots que l’on a déjà entendus ou déjà lus contre moi ou d’autres », repense sans relâche depuis six mois Évelyne Lavoix.

« Rien n’est politique. C’est personnel »

« C’est infâme. C’est un acte que l’on ne pouvait pas imaginer », témoigne Vincent Joineau qui réitère son soutien à son ancienne colistière. Le maire assure que selon lui l’affaire des tags est une affaire personnelle. « Rien n’est politique. C’est personnel. Les faits ont eu lieu deux mois après sa démission. Par contre, derrière, il y a une instrumentalisation politique », pointe-t-il.
À ceux qui lui repproche d’avoir peu soutenu l’ancienne élue, le maire rappelle le communiqué publié par la municipalité pour condamner les faits. Ou encore sa participation à un rassemblement de soutien. C’est aussi le maire qui avait prévenu les gendarmes de la découverte des tags alors qu’Évelyne Lavoix et son mari étaient partis quelques jours en vacances au moment des faits. « Je déplore que la propriétaire de la maison ne veuille pas faire les travaux. Ce n’est ni à Madame Lavoix ni à la mairie de payer », souligne par ailleurs Vincent Joineau.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

Source de l’article : Source