, Sud-Gironde : le ministère de l’Intérieur estime que la ville de Langon est très touchée par la violence

Sud-Gironde : le ministère de l’Intérieur estime que la ville de Langon est très touchée par la violence

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Que disent ces statistiques ? Que Langon se classe au sixième rang des communes de 5 000 à 20 000 habitants les plus touchées en France par le phénomène de violences par coups et blessures. Le ratio est de 9,26 faits pour 1 000 habitants en 2023, soit 68 victimes enregistrées par la gendarmerie, contre 52 l’année précédente. Et ces chiffres ne prennent pas en compte les violences intrafamiliales.

Didier Sendrès a demandé quels secteurs de la ville sont concernés par les violences, quel est le profil des victimes et des auteurs, et leur lien éventuel avec le trafic de stupéfiants. L’élu a également voulu savoir si la Ville avait l’intention de demander des renforts de gendarmerie, de généraliser la mise en place de moyens de vidéosurveillance ou encore de prévoir des patrouilles de nuit de la police municipale.

Si les 68 faits par an sont bien avérés, le ratio pose question. Est-il pertinent de considérer seulement les 7 300 habitants de Langon et non pas les 20 000 personnes environ qui fréquentent la ville sous-préfecture en journée ? Si l’on considère une population de 20 000 personnes, ce ratio tombe à 3,4 faits de violence pour 1 000 habitants. Trois fois moins. Reste que les autres communes concernées par ce classement comme Rungis (94) comptent sans doute elles aussi plus d’habitants en journée sur leur territoire que leur population officielle.

Fort taux d’élucidation

« On ne conteste pas les chiffres », réagit le maire, tout en les mesurant à l’échelle de la population réelle en journée. « Vu de Paris, on nous considère comme une commune de 7 300 habitants. Sauf dans notre quotidien, avec l’hôpital, la clinique, les collèges, les lycées, l’activité économique, on est à 20 000 par jour », pointe Jérôme Guillem. Lequel indique avoir déjà saisi en ce sens le ministre de l’Intérieur pour demander des renforts de gendarmerie. « Il ne faut pas que la police municipale se substitue au rôle de l’État. »

Sur les faits de violences, l’adjoint au maire en charge de la tranquillité public apporte quelques précisions. Ils se produisent en centre-ville, dans les zones commerciales et aux abords des établissements scolaires. « Ce sont souvent des gens qui se connaissent, ce qui explique un fort taux d’élucidation de 80 % des faits. Le dernier fait que j’ai en mémoire, c’est une personne qui a appuyé sa bicyclette contre la voiture d’une autre, et ça s’est terminé par des coups », rapporte Serge Charron. En réponse à Didier Sendrès, l’ancien gendarme assure qu’il n’y a pas de phénomène de « violence gratuite » et « qu’aucun fait de règlement de comptes lié à des trafics de stupéfiant n’est établi ».

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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