

Deux jours après le succès du Rassemblement national au scrutin européen, suivi par la dissolution de l’Assemblée nationale par le président Macron, Judith Godrèche prend la parole. La figure de proue du mouvement #MeToo dans le cinéma français, inquiète de voir « l’extrême-droite aux portes du pouvoir », parle de « lutter contre » dans les colonnes de Mediapart.
« Contre les violences, on sait bien qu’on ne peut pas compter sur l’extrême-droite: en France comme en Italie ou ailleurs, elle menace directement les droits des femmes et des groupes minorisés. Lutter contre l’extrême-droite, c’est donc aussi lutter contre les violences. »
« Les victimes ne s’y trompent pas – et elles seront nombreuses à aller voter », poursuit-elle. « Il n’est pas question de mettre en attente ou entre parenthèses ce combat. »
La commission d’enquête dissoute
Le scrutin des élections européennes du dimanche 9 juin s’est conclu sur un succès pour la liste du Rassemblement national menée par Jordan Bardella, qui a remporté 31,36% des suffrages. Derrière lui, celle de la majorité dirigée par Valérie Hayer, a fait moins de la moitié de ce résultat avec finalement 14,60% des voix. Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique, complète le podium (13,83%).
L’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale qui a suivi a occasionné une déconvenue personnelle pour Judith Godrèche. La création de la commission d’enquête sur les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma français, pour laquelle elle avait milité et que l’Assemblée avait votée à l’unanimité le 2 mai dernier, s’est vue elle aussi dissoute.
« Dans les semaines qui viennent, bien sûr, ce qui va occuper les esprits, ce sont les élections », déclare-t-elle à Mediapart. « Mais j’aimerais que tous les partis qui vont faire barrage à l’extrême-droite s’engagent à relancer, dès le lendemain des élections (législatives anticipées, les 30 juin et 7 juillet, NDLR), la commission d’enquête dont nous avions réussi à obtenir la création. »
« Nous allons militer pour que cette commission soit recréée »
« Nous le savons, la lutte contre les violences envers les femmes n’est jamais portée par l’extrême-droite », ajoute-t-elle. « Au contraire. Il est donc important que soient élus des députés qui voudront continuer le travail. »
Et de conclure: « Évidemment, dès le premier jour de la nouvelle Assemblée, nous allons militer pour que cette commission soit recréée. Quoi qu’il arrive, on ne peut plus revenir en arrière. »
Judith Godrèche a dévoilé sa série Icon of French Cinema en décembre dernier. Ce récit autobiographique a mené l’actrice de 52 ans à porter plainte pour viols sur mineure contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon, des années après les faits présumés.
Depuis, elle s’est imposée comme le visage de la libération de la parole dans le cinéma français. Après un discours engagé lors de la dernière édition des César, elle s’est exprimée devant le Sénat pour réclamer des mesures de protection des plus jeunes sur les plateaux de tournage. En mai dernier, elle a présenté son court-métrage Moi aussi, sur les violences sexuelles, au Festival de Cannes.
Article original publié sur BFMTV.com
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Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
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Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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