Après les militants, les soignants, ce sont désormais des élus qui vont être « auditionnés sous le régime de la garde à vue » dans l’affaire des soupçons de violences et séquestration par les défenseurs de l’hôpital de Carhaix. Christian Troadec, le maire de Carhaix, et cinq autres élus de ce territoire, dont la première vice-présidente de Poher communauté, des adjoints municipaux aux sports, affaires sociales et à la culture sont convoqués à partir de mercredi 25 juillet au commissariat de Quimper.
« Inacceptable ! »
« C’est un véritable déni de démocratie », écrit dans un communiqué Christian Troadec, l’édile régionaliste de Carhaix, à propos de ces convocations, qui sont dans la lignée d’une vingtaine de gardes à vue de défenseurs de l’hôpital. Gardes à vue qui ont entraîné des manifestations dans les rues de Quimper, près du commissariat, en soutien aux mis en cause, ces derniers mois.
Le dossier en question remonte à septembre 2023, quand plusieurs dizaines de Carhaisiens ont pénétré dans l’Agence régionale de santé à Quimper, alors qu’il y avait la directrice générale à l’intérieur. « Il n’y a jamais eu de séquestration ni de violence », écrit Christian Troadec : « Porter plainte contre des élus, invités à cette réunion par l’Ars, et qui n’ont fait que leur devoir de femmes et d’hommes politiques en défendant les droits à la santé des populations du Centre-Bretagne, est inacceptable ! »
Les élus et élues convoquées :
- Annie Le Guen, adjointe aux affaires scolaires à Cléden-Poher, le mercredi 24 juillet.
- Hélène Guillemot, adjointe aux affaires sociales à Carhaix, le mercredi 24 juillet.
- Jacqueline Mazéas, première adjointe à Carhaix et première vice-présidente à l’agglo, le vendredi 26 juillet.
- Serge Couteller, adjoint à la culture à Carhaix, le vendredi 26 juillet.
- Christian Troadec, maire de Carhaix, président de Poher communauté, vice-président à la Région Bretagne, le vendredi 26 juillet.
- Olivier Faucheux, adjoint aux sports de Carhaix, le jour de la convocation est à déterminer.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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