Seine-et-Marne : à peine élu, ce maire doit se lancer dans une nouvelle campagne électorale

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Il s’en était fallu de peu. On se souvient de ce premier tour particulièrement serré lors des dernières élections à Mouroux, près de Coulommiers. Jean-Louis Bogard (SE) avait pris la tête de la municipalité, avec 33,50 % des voix (contre 33,14 % et 33,36 %). C’était en décembre dernier, à la suite de la destitution du précédent conseil municipal.

La campagne s’était déroulée dans un climat particulièrement tendu. Quatre mois plus tard, l’élu a le nez dans les dossiers.

Une campagne difficile à anticiper

Pas le temps de souffler pour l’ancien premier adjoint et retraité de 68 ans qu’il va falloir se jeter à nouveau dans la campagne.

Et cet ex-cadre supérieur d’Orange n’est pas pressé de remettre ça. Chaque chose en son temps, il parait. À un an des prochaines élections, l’élu souhaite rester concentré sur son travail de terrain et les affaires courantes.

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Même si la compétition s’annonce difficile, avec une opposition bien implantée, l’édile semble néanmoins prêt à affronter ce défi. « Nous n’avons pas peur. Nous avons un programme solide et une équipe soudée. Le plus important est de continuer à travailler pour le bien des Mourousiens. Pour le reste, les élections viendront en temps voulu. »

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Il faut dire que Jean-Louis Bogard n’est pas un néophyte en politique locale. L’ex-premier adjoint est impliqué dans la gestion de la commune depuis 2020.

« Je suis maire depuis décembre, mais cela fait cinq ans que je m’investis pleinement dans la commune. L’élection était importante, mais aujourd’hui, je me consacre à faire avancer les différents dossiers », explique-t-il.

Et d’ajouter : « il reste donc un peu plus d’un an avant de penser sérieusement à l’élection. Notre priorité est de rester fidèle au programme que nous avons promis aux Mourousiens, et de livrer un bilan positif », confie-t-il.

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Loin de se laisser happer par la perspective de la campagne électorale, le maire préfère donc d’abord se concentrer sur l’exécution de son programme. La campagne qui s’annonce en 2026 ne sera toutefois pas une simple formalité. Mouroux fait face à une opposition qui ne cache pas sa virulence, notamment celle de la liste d’extrême droite.

Une vision paternelle du rôle de maire

Alors comment Jean-Louis Bogard décrirait-il sa vision de la fonction de maire ? « Paternelle, déclare-t-il. Ce n’est pas que les Mourousiens sont mes enfants, mais je veux que tout le monde soit bien, que tout le monde vive en harmonie. » Et de remarquer : « En tant que maire, on endosse tout. C’est un poste qui exige une vigilance constante. »

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L’édile se montre également sensible à la dégradation de la fonction de maire, notamment dans certaines régions de France où les élus sont régulièrement confrontés à des agressions ou des menaces. « Heureusement, à Mouroux, nous n’avons pas ce type de problème. La situation est sereine ici, même si parfois, certaines décisions suscitent des mécontentements, surtout en matière d’urbanisme », remarque-t-il. « C’est vrai qu’on est une petite commune, donc les relations sont plus apaisées. Et heureusement, parce que certains de nos opposants, notamment ceux de l’extrême droite, créent une atmosphère de peur. Ils parlent de Mouroux comme si c’était Chicago. C’est absurde, mais malheureusement, cela fait partie de leur stratégie », conclut-il.

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Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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