Sécurité à Toulouse : les élus de la majorité municipale veulent que les députés s’impliquent

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Les élus de la majorité municipale à Toulouse vont interpeller, dans le courant du mois de septembre 2024, l’ensemble des parlementaires de la Haute-Garonne sur l’épineuse thématique de la sécurité

Nicolas Misiak, coprésident du groupe majoritaire « Aimer Toulouse » a annoncé à Actu Toulouse que la rédaction d’un courrier était en cours, à l’occasion d’une conférence de presse tenue mercredi 18 septembre 2024. 

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« La loi doit bouger pour plus de sécurité »

Avançant que les mesures mises en place par la municipalité en faveur de la tranquillité des Toulousains portent leurs fruits, l’adjoint au maire à la sécurité Emilien Esnault affirme néanmoins qu’ « il reste encore des sujets pour lesquels la loi doit bouger afin que l’on puisse agir, pour plus de sécurité ».

« Nous adresserons donc aux parlementaires quatre propositions concrètes d’évolution de nos textes législatifs », annonce l’élu. 

Vers plus d’autonomie pour la police municipale

Emilion Esnault souhaite que le périmètre d’action de la police municipale soit retravaillé afin d’inclure davantage de tâches aujourd’hui essentiellement réservées à la police nationale. « Le loi doit désormais permettre aux policiers municipaux de procéder à des contrôles d’identité, des fouilles de véhicules mais aussi de délivrer des amendes forfaitaires délictuelles notamment dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants. C’est ainsi que nous harcèleront mieux les dealeurs ».

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Un ensemble de prérogatives qui permettrait à la « municipale » de ne plus recourir systématiquement à un officier de policier judiciaire, d’alourdir les procédures et de surcharger le quotidien de la police nationale.

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L’élu réclame aussi une évolution législative destinée à mieux prendre en charge les « marginaux ». « Toulouse est de plus en plus confrontée à des situations de mendicité agressive, sur fond de forte alcoolisation et, c’est de plus en plus flagrant, de problème de santé mentale. La loi ne permet aucune prise en charge avant qu’il se passe une grosse infraction ». 

Faire face campements sauvages des gens du voyage

L’élu en charge de la sécurité à Toulouse veut également s’attaquer à une autre problématique. « Depuis plusieurs mois, nous observons une accumulation de campements sauvages de gens du voyage dans la métropole tandis que les aires d’accueil mises à disposition sont la plupart du temps vide. Pourquoi ? Parce que la loi organise elle-même l’impuissance de l’Etat ».

Emilion Esnault tonne contre les nuisances et infractions que ces campements occasionnent. « On assiste notamment à des atteintes à l’environnement avec des brûlages, des carcasses de voitures… On trouve en plein été des branchements illégaux sur le réseau d’eau, occasionnant souvent des fuites et des geysers irritant d’autant mieux les riverains que nous demandons à ces derniers des efforts pour préserver la ressource en eau ».

On propose de modifier la loi pour donner au préfet le pouvoir d’évacuer tout campement illicite dans le cas où la collectivité est en capacité de proposer une aire d’accueil.

Emilion Esnault Adjoint au maire de Toulouse en charge de la sécurité

Des cas de traite d’êtres humains selon Emilion Esnault

Enfin, « on a un sujet qui reste un non-dit à Toulouse : un problème de traite d’êtres humains. Des filières plus ou moins organisées favorisent une immigration clandestine de jeunes, pour la plupart mineurs, à qui l’on a fait miroiter un bel avenir et que l’on contraint à vivre en squat et que l’on exploite pour de la vente de cigarettes, de médicaments de contrebande ou de la mendicité, faute de papiers », dévoile Emilion Esnault. 

Pour l’élu, la réponse doit être nationale et elle commencera par adapter un texte de loi aujourd’hui amphigourique.

« Nous espérons vraiment que sur l’ensemble de ces propositions, nos parlementaires vont nous soutenir. En tous les cas, leurs réponses seront rendues publiques », reprend Nicolas Misiak. 

Une rentrée politique tendue sur fond de sécurité

Cette initiative du groupe majoritaire « Aimer Toulouse » intervient deux jours avant le conseil municipal de vendredi 20 septembre, le premier depuis la fin de la trêve estivale. Une réunion qui promet quelques passes d’armes sur les sujets de sécurité et de tranquillité, cette thématique dominant la rentrée politique toulousaine.

Depuis la conférence de presse de rentrée de Jean-Luc Moudenc, son opposition dénonce, en substance, un virage tout sécuritaire et une politique en matière de sécurité uniquement répressive, dispensée d’actions préventives et faisant fi de la protection des plus fragiles. 

Cette critique irrite les élus de la majorité accusant leurs opposants d’être « dangereux pour Toulouse, dangereux de méconnaissance, de laxisme et d’angélisme. Ils jouent en Ligue 1 du dogmatisme », scande Emilion Esnault faisant valoir que la politique mise en place à Toulouse en matière de sécurité « a fait baisser de 7% les actes de délinquances ces huit derniers mois, contre 3% en moyenne au plan national selon les chiffres du ministère de l’intérieur ». Une dynamique qu’il veut également gondoler de statistiques de plus long terme, assurant que le nombre de cambriolages, de vols violents sans armes ou encore de vols d’accessoires de véhicules ont baissé de 50% depuis 2016. 

Julie Escudier, adjointe au maire en charge de l’égalité homme-femme rappelle combien la municipalité lutte efficacement contre les violences faites aux femmes, notamment grâce à la vidéo-protection, qui est un levier constamment combattu par l’opposition ».

Marion Lalanne de Laubadère, première adjointe au maire, estime que l’opposition « vit dans un monde utopique » et s’avère dangereuse par « son refus de condamner toute forme de violence, sa désinformation permanente et une trumpisation de son état d’esprit ». 

La sécurité au cœur de la prochaine campagne des Municipales

« Vous l’aurez compris, on veut continuer d’aller plus loin quand l’opposition nous demande de reculer », résume Nicolas Misiak porteur d’une initiative dont la portée politique, en sous-main, n’échappera à personne à deux ans des élections municipales.

Il s’agit d’inviter des parlementaires locaux, majoritairement de gauche, à clarifier ou confirmer un positionnement dont les partisans de Jean-Luc Moudenc espèrent sans doute qu’il sera à l’opposer d’un potentiel plus fort désir de sécurité des électeurs toulousains. 

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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