Saint-André-de-Cubzac : les élus se sont écharpés au sujet du quartier de Bois-Milon

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Lors du conseil municipal de ce lundi 7 juillet, le vote d’un projet d’animation, un apport en coproduction de Mathias Lyon, artiste circassien, a amené de très vifs échanges entre la maire Célia Monseigne et Vincent Charrier du groupe d’opposition Samva.

« Dans la ligne de notre vote pour Clap, nous voterons contre ce dossier, vous faites, Madame le maire, de ce quartier un laboratoire et vous voulez soigner un électorat qui n’est plus le vôtre. Bois Milon est devenu un ghetto avec de la violence, de l’insécurité et des trafics de drogues », a critiqué l’élu.

« Dégueulasse et calomnieux »

Ses propos ont indigné Célia Monseigne qui a vivement réagi : « Ce que vous dites est grave, nous avons rencontré les gens et nous ne sommes pas obsédés par les voix électorales. Le but est l’intégration des habitants, j’ai parlé avec de nombreuses familles de ce quartier et aucune n’a l’impression de vivre dans un ghetto ». L’indignation de la maire a été partagée avec les autres élus de la majorité. « Je ne peux laisser dire que ce quartier est un ghetto, a poursuivi l’élue. C’est dégueulasse de dire ça, vos propos sont calomnieux et méprisants pour ces habitants ».

Vincent Charrier a rappelé qu’il habite ce quartier et qu’il est bien placé pour voir ce qui s’y passe. « Vous stigmatisez ce quartier, a repris Célia Monseigne, mais ces faits de délinquance et de trafics ont lieu partout et pas seulement à Bois Milon où il y a de belles personnes ».

« Constat de vos échecs »

Arnaud Bobet, du groupe d’opposition DSA, a également critiqué les actions de la mairie. « Ce constat à Bois Milon reflète l’échec de vos années à la tête de la mairie, et si vous pointez ce quartier c’est bien qu’il y a un problème, c’est une réalité que vous ne voulez pas voir car c’est un constat de vos échecs. La bagarre pour les prochaines élections municipales est donc lancée et les prochains mois promettent d’être animés. »

« Il y a des animations également dans d’autres quartiers, a conclu la maire pour clore ce dossier. Ce que nous faisons c’est de la prévention sociale, un mot qui n’est pas dans votre vocabulaire. »

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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