Là où les forces de l’ordre redoutaient des dizaines de nouveaux rassemblements anti-immigration et des éruptions de violences mercredi soir, des milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs villes pour marquer leur opposition au racisme et à l’islamophobie.
Il est important que nous ne nous relâchions pas, a déclaré le chef du gouvernement travailliste, qui a présidé jeudi soir une nouvelle réunion de crise avec de hauts responsables de la police.
Si la soirée de mercredi s’est passée bien mieux qu’attendu, nous n’allons pas abandonner nos efforts, a-t-il poursuivi, martelant son message de fermeté, après avoir visité une mosquée à Solihull (centre de l’Angleterre).
La ministre de l’Intérieur Yvette Cooper a promis de poursuivre la forte réponse policière mise en place, face aux risques de nouvelles violences dans les prochaines jours.
Ceux qui ont l’intention de recourir à la violence et à la destruction n’ont pas disparu, a prévenu jeudi le président du NPCC, l’organisme qui regroupe les chefs des différentes forces de police du pays, Gavin Stephens. Il a notamment évoqué le risque posé par la reprise du championnat de football ce week-end.
– démonstration d’unité –
Dans le quartier londonien de Walthamstow, militants de l’association Stand Up To Racism et habitants, arborant parfois des drapeaux palestiniens, ont brandi mercredi soir des pancartes Stop à l’extrême droite et Réfugiés bienvenus, en opposition frontale avec les actes hostiles depuis une semaine ciblant mosquées ou hôtels hébergeant des demandeurs d’asile.
Le chef de la police de Londres Mark Rowley s’est félicité d’une démonstration d’unité, même si dans quelques endroits des délinquants locaux sont venus pour se livrer à des actes antisociaux.
De son côté, le maire de Londres Sadiq Khan a remercié sur X ceux qui ont manifesté pacifiquement pour montrer que la capitale est unie contre le racisme et l’islamophobie, ainsi que les policiers héroïques mobilisés depuis plus d’une semaine.
Contrastant avec l’impression pacifique qui domine jeudi, la police de Londres a indiqué avoir arrêté un élu local travailliste, suspendu par son parti après qu’une vidéo l’a montré appeler à couper la gorge des fascistes.

Des habitants tiennent des pancartes contre les rassemblements anti-immigration lors d’une manifestation pour s’opposer à un rassemblement organisé par l’extrême droite, à Walthamstow, près de Londres, au Royaume-Uni, le 7 août 2024
© / afp.com/BENJAMIN CREMEL
A Birmingham (centre), des centaines de personnes s’étaient rassemblées devant un centre d’aide aux migrants. Certains tenaient des pancartes sur lesquelles était écrit Le fascisme n’est pas le bienvenu.
D’autres rassemblements ont eu lieu dans le calme dans nombre d’autre villes, de Brighton (sud) à Bristol (ouest), en passant par Liverpool (nord).
– Fausses informations –
Des tensions ont toutefois éclaté sporadiquement, mais sans commune mesure avec les heurts de la semaine dernière.
A Belfast, la police a annoncé avoir procédé à cinq arrestations après des violences mercredi, lors d’une soirée marquée par de nouveaux actes racistes. Alors que le parlement local se réunit jeudi en raison de la crise, la Première ministre nord-irlandaise Michelle O’Neill a souligné qu’il n’y avait aucune place pour le racisme sous aucune forme dans notre société.

Rassemblement contre le racisme pour s’opposer à une manifestation à l’initiative de l’extrême droite à Walthamstow, près de Londres, au Royaume-Uni, le 7 août 2024
© / afp.com/BENJAMIN CREMEL
Au moins 483 personnes ont été arrêtées depuis le début des heurts et plus de 149 personnes ont été inculpées selon la police. Les premières condamnations, allant jusqu’à trois ans de prison, ont commencé à être prononcées mercredi. Jeudi, deux hommes arrêtés lors d’incidents la semaine dernière ont été condamnés à deux ans et huit mois de prison.
Depuis une semaine, le Royaume-Uni a connu des scènes de violences racistes, après la circulation d’informations en partie démenties sur le profil de l’auteur présumé d’une attaque au couteau dans un cours de danse, où trois fillettes de 6 à 9 ans ont été tuées à Southport (nord-ouest de l’Angleterre).
Le suspect a été présenté comme un demandeur d’asile de confession musulmane. Il est en fait né à Cardiff, au Pays de Galles, et sa famille est selon les médias britanniques originaire du Rwanda.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
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Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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