
Environ 200 personnes se sont rassemblées jeudi soir à Paris en soutien à un homme victime d’une agression homophobe le 15 mars dans un bar du Xe arrondissement.
L’homme victime de l’agression, Amos, était présent au rassemblement organisé place de la République à l’appel de l’association SOS homophobie, auquel ont également participé quelques élus.
Le 15 mars, il était en train d’évoquer sa relation avec son compagnon dans un bar quand un homme “lui a jeté un verre au visage, puis une bouteille en proférant des insultes homophobes, il l’a poursuivi dans la rue, a été rejoint par d’autres agresseurs qui l’ont mis à terre et déshabillé”, a raconté au mégaphone le président de SOS homophobie, Joël Deumier.
Une enquête a été ouverte notamment pour “violences en réunion en raison de l’orientation sexuelle avec arme ayant entraîné une incapacité de travail de moins de huit jours”, selon le parquet de Paris.
“Cette agression intolérable s’est déroulée dans une indifférence quasi-généralisée”, a dénoncé Joël Deumier. La ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, “a réagi beaucoup trop tardivement” sur le réseau social X, a-t-il regretté. “L’absence de réaction politique ajoute de l’indifférence à la violence, c’est un silence coupable”, a ajouté le responsable de SOS homophobie qui demande que le gouvernement “réagisse systématiquement contre les agressions homophobes et transphobes”.
Nous étions nombreux •ses hier soir au Rassemblement en soutien à #Amos, victime d’une violente agression #homophobe dans l’indifférence quasi-généralisée, et notamment du @gouvernementFR., Associations et élu•es, nous avons brisé le silence et nous continuerons ! 🏳️🌈🏳️⚧️ pic.twitter.com/fIdB5OE8vK
— SOS homophobie (@SOShomophobie) March 29, 2024
“Dix ans ans après le mariage pour tous, on se sent de moins en moins en sécurité”, a déploré pour sa part James Leperlier, président de l’Inter-LGBT.
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