Le procès de Nicolas Gonidec s’est ouvert ce lundi devant le tribunal de Quimper. L’ancien élu quimpérois est jugé pour sept agressions sexuelles et exercice illégal de la profession d’infirmier. À l’audience, il a reconnu l’intégralité des faits reprochés, à l’exception d’une agression sexuelle.
Les unes après les autres, les femmes qui témoignent expriment leur honte commune, celle d’avoir été dupe, de l’avoir cru. Elles pensaient pour la plupart aider la recherche, souvent touchées dans leurs vies privées par la maladie, une mère en phase terminale pour l’une, un frère atteint de la sclérose en plaque pour l’autre. En réalité, elles participaient sans le savoir, prises dans la toile de ses mensonges, aux obsessions de Nicolas Gonidec : « Les bras et les veines c’est depuis mon enfance, explique-t-il au tribunal, l’air contrit. J’étais dans ma deuxième personnalité, je l’ai compris aujourd’hui grâce à ma thérapie.« Avec son air de premier de la classe, Nicolas Gonidec veut bien reconnaitre les faits, mais seulement du bout des lèvres. « Probablement il y a une obsession sexuelle, mais ce n’était pas l’objectif final, jure le prévenu. C’était l’évolution malheureuse de cette obsession pour les veines, et ça s’est amplifié comme un drogué avec une addiction. » Le tribunal semble circonspect, comme ces deux femmes, victimes de ses piqures en série, qui ont souhaité rester anonymes au micro d’ICI Breizh Izel : « C’est un acteur, je ne crois pas en ses remords« , dit l’une d’elle, dont les faits sont prescrits. S’il reconnait aujourd’hui, c’est parce qu’il sait qu’il ne peut pas échapper à la justice », poursuit-elle. « Il se met en position de victime, argue cette autre partie civile qui a déposé à la barre ce lundi. Il n’a aucune empathie, aucun regard pour nous.« À l’audience, Nicolas Gonidec a confirmé à demi-mots qu’il continuait à pratiquer des prises de sang avec sa compagne mais dans un cadre privé, « pour assouvir ses fantasmes à elle« . Le couple s’est connu après la première condamnation de l’ancien élu en 2021. « Ce n’est pas forcément de nature à rassurer le tribunal« , lui fait remarquer le président. « C’est comme un sevrage, ça prend beaucoup de temps, répond sans sourciller Nicolas Gonidec, mais le travail est en cours. » « On n’a pas vraiment l’impression que vos 60 séances de psychothérapie vous ont beaucoup éclairé », conclut le magistrat, passablement irrité.
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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