, Quelles sont les pistes envisagées pour prendre en compte plus rapidement les plaintes des élus

Quelles sont les pistes envisagées pour prendre en compte plus rapidement les plaintes des élus

, Quelles sont les pistes envisagées pour prendre en compte plus rapidement les plaintes des élus

Réponse du ministère de la Justice : Les atteintes aux élus provoquent légitimement l’indignation d’une partie de nos concitoyens. Nos élus occupant une place fondamentale dans le fonctionnement de nos institutions, ces agissements portent indéniablement atteinte au pacte républicain. Le Gouvernement est mobilisé aux côtés des élus et le ministère de la Justice s’inscrit pleinement dans la lutte engagée contre ces atteintes, quelle que soit la forme qu’elles sont susceptibles de revêtir.

Le Gouvernement a présenté le 7 juillet dernier un plan national contre les violences aux élus, précédé d’une instruction interministérielle de prévention et lutte contre les menaces et violences faites aux élus, diffusée le 3 juillet 2023 et à laquelle le ministère de la Justice a naturellement pris part.

Cette instruction a notamment acté la création d’un centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus et enjoint les préfets et les procureurs à inscrire à l’ordre du jour des états-majors de sécurité un point relatif aux menaces et violences faites aux élus, à tenir avant fin septembre 2023 une réunion associant l’ensemble des maires et des élus, à participer aux réunions des associations locales d’élus et à tenir des conseils locaux et intercommunaux de sécurité et de prévention de la délinquance.

L’action du ministère de la Justice s’inscrit, depuis plusieurs années déjà, en pleine cohérence avec les objectifs et actions de ce plan national. Le ministère de la Justice est en effet concerné par les questions entourant le statut des élus locaux, tant s’agissant du droit qui leur est applicable lorsqu’ils sont victimes d’infractions, que de sa mise en œuvre ou des perspectives d’évolution législatives ou réglementaires qui s’y rapportent.

Entre 2019 et 2023, ce ne sont pas moins de 7 circulaires et dépêches qui se sont succédées sur le sujet afin de permettre aux parquets de répondre de manière ferme et cohérente aux atteintes aux élus portées à leur connaissance et à mieux accompagner ces derniers lorsqu’ils sont victimes. Dès le 7 septembre 2020, j’ai réaffirmé l’importance qui s’attache à la mise en œuvre d’une politique pénale empreinte de volontarisme, s’agissant des infractions commises à l’encontre des personnes investies d’un mandat électif.

Par voie de dépêches et circulaires ultérieures, les parquets généraux et les parquets ont été invités à rappeler aux services d’enquête l’obligation d’enregistrer les plaintes des élus, à prendre systématiquement en considération leur qualité dans la qualification juridique des faits, à traiter les procédures avec diligence et célérité et à y apporter une réponse pénale ferme, rapide et systématique.

Ces dépêches et circulaires ont en outre mis l’accent sur la nécessité de mieux accompagner les élus locaux, tant lorsqu’ils sont victimes de violences que dans l’exercice de leurs prérogatives, notamment en :

  • informant les élus sur les suites données aux procédures ;
  • désignant au sein des parquets un magistrat pour être l’interlocuteur des élus ;
  • organisant des réunions d’échanges entre les élus, le parquet et les forces de sécurité intérieure.

Ces instructions ont ainsi permis la mise en œuvre, dans les parquets, d’une politique pénale volontariste en matière d’atteinte aux élus. Elles se sont en outre accompagnées d’instructions en faveur d’un dialogue toujours plus nourri entre les parquets et les élus, que ce soit au sein des instances partenariales ou par la signature de protocoles permettant notamment un meilleur partage d’informations, par le biais de boîtes mails dédiées, désormais créées au sein de chaque parquet.

Références

Domaines juridiques

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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