Charles Kermarec a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle ce 16 janvier par la cour criminelle du Finistère. L’ancien élu à la mairie de Brest a été reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles incestueuses sur deux neveux et son filleul.
Il est aussi condamné à un suivi socio judiciaire durant cinq ans avec obligation de soins, interdiction d’entrer en contact avec les victimes, et de se présenter au domicile des victimes ou sur leur lieu de travail, ainsi que de paraître à Brest. En cas de non respect, Charles Kermarec encourt une peine de trois ans de prison supplémentaire. Par ailleurs, l’ex-élu sera inscrit sur le fichier des auteurs d’infractions sexuelles, et a désormais interdiction d’exercer un travail en lien avec des mineurs et de paraître dans des lieux fréquentés par des mineurs. Son avocat, maître Bertrand Labat, indique qu’un appel ne sera pas interjeté et qu’il n’y aura donc pas de second procès.Vendredi midi, l’avocate générale avait requis 15 ans de réclusion criminelle avec obligation de soins, un suivi judiciaire pendant cinq ans, dix ans d’inéligibilité, interdiction de revenir à Brest et d’entrer en contact avec les victimes pendant trois ans, ainsi que d’exercer une activité avec des mineurs et de fréquenter des lieux fréquentés par des mineurs. Elle demandait aussi l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
Avant son réquisitoire, l’avocate générale s’est également adressée aux victimes en leur disant que de la part du ministère public :« Vous ne devez ressentir aucune culpabilité, vous étiez, vous êtes des victimes de Charles Kermarec, c’est à lui de porter cette culpabilité. »Une reconnaissance, qui avait ému les trois victimes. Après avoir entendu le verdict, la victime principale, qui a demandé l’anonimat et que nous appellerons Guillaume, a fondu en larmes. Lui a été victime pendant sept ans des sévices que lui a infligé Charles Kermarec, entre 2006 et 2011. À voir l’aboutissement de ce procès, il se sent « soulagé« . « Pour moi, il était intouchable. Je pensais que personne ne serait à l’écoute. Je suis heureux de ne plus avoir à me cacher pour ne pas voir cette personne qui m’a fait du mal de mes 14 ans à mes 19 ans. Je remercie la justice et mon entourage.«
Charles Kermarec est apparu ému, au moment où il a prononcé, la voix tremblante, ses derniers mots: « Certains doutent de mes mots, ils ne suffisent pas pour m’excuser auprès des victimes« . L’ancien élu à la mairie de Brest a ajouté qu’il s’en voulait et a demandé à ce »qu’on ne prenne pas ces paroles à la légère« . Un discours entendu par Me Elma Kraisnik, l’avocate des victimes. « Je pense qu’il est sincère quand il dit qu’il ressent la douleur des parties civiles, estime-t-elle. La question, c’est ce qu’il en fait derrière. » Depuis l’ouverture de son procès, Charles Kermarec a fait preuve de peu d’empathie à l’égard de ses victimes. L’homme de 70 ans comparaissait détenu, placé en mai 2023 en détention provisoire, 20 ans après les premiers faits.Le maire de Brest, François Cuillandre, avait fait un signalement à la justice en mai 2023, après une altercation devant le bar le Voltaire, dont lui avait parlé des témoins. C’est ce soir là que les trois victimes avaient libéré la parole, en prenant à partie leur oncle et parrain, l’insultant et l’accusant de les avoir agressées sexuellement.
Charles Kermarec est apparu ému, au moment où il a prononcé, la voix tremblante, ses derniers mots: « Certains doutent de mes mots, ils ne suffisent pas pour m’excuser auprès des victimes« . L’ancien élu à la mairie de Brest a ajouté qu’il s’en voulait et a demandé à ce »qu’on ne prenne pas ces paroles à la légère« . Un discours entendu par Me Elma Kraisnik, l’avocate des victimes. « Je pense qu’il est sincère quand il dit qu’il ressent la douleur des parties civiles, estime-t-elle. La question, c’est ce qu’il en fait derrière. » Depuis l’ouverture de son procès, Charles Kermarec a fait preuve de peu d’empathie à l’égard de ses victimes. L’homme de 70 ans comparaissait détenu, placé en mai 2023 en détention provisoire, 20 ans après les premiers faits.Le maire de Brest, François Cuillandre, avait fait un signalement à la justice en mai 2023, après une altercation devant le bar le Voltaire, dont lui avait parlé des témoins. C’est ce soir là que les trois victimes avaient libéré la parole, en prenant à partie leur oncle et parrain, l’insultant et l’accusant de les avoir agressées sexuellement.
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source

