
Le parquet de Bobigny a requis mardi quatre ans de prison, dont un avec sursis, à l’encontre d’un chef d’entreprise de Saint-Denis soupçonné d’avoir commandité, pour une raison inconnue, l’agression en décembre d’une adjointe au maire.
Serial entrepreneur de la ville engagé dans le monde associatif, Mouloud B., 57 ans, est accusé d’avoir envoyé des jeunes, contre la promesse de rémunération, frapper l’élue Oriane Filhol, une attaque sans revendication publique ni motif apparent. Le prévenu ne s’est pas présenté à son procès mardi, auxquels assistaient de nombreux responsables départementaux dans un contexte de recrudescence nationale des violences contre les élus.
“C‘est à la démocratie qu’il s’en prend“
“Au-delà de Mme Filhol, c’est à la démocratie qu’il s’en prend. Il s’en prend à la capacité de citoyens de venir solliciter le suffrage des urnes, (…) à la capacité d’élus de pouvoir exercer librement un mandat et sans pression”, a estimé le procureur Bertrand Gautier dans son réquisitoire.
Le 20 décembre 2023 au soir, Oriane Filhol, sixième adjointe au maire en charge des solidarités, est suivie dans la rue à Saint-Denis par deux hommes alors qu’elle sort du conseil d’administration du bailleur social de la ville et rentre à son domicile. Rattrapée par les individus alors qu’elle tente de s’enfuir, la trentenaire est passée à tabac dans le hall d’un immeuble où elle s’est réfugiée.
“J’ai perdu une partie de ma liberté“
Légèrement blessée mais fortement marquée psychologiquement, la jeune femme aux grandes lunettes rondes et coupe au carré est restée mardi dépourvue face à ses interrogations sur les raisons de son agression. “J’ai perdu une partie de ma liberté, de mon indépendance, auxquelles je tiens beaucoup. Je ne peux plus me déplacer après une certaine heure seule, j’ai besoin que des collègues me raccompagnent jusqu’à mon domicile”, a-t-elle confié au tribunal, émue.
En janvier, trois jeunes hommes de Saint-Denis, âgés de 18 à 22 ans, ont été arrêtés et condamnés. À leur procès, ils ont expliqué s’être vu promettre 2.500 euros chacun par un mystérieux commanditaire, dont ils ont tu le nom, pour frapper une personne qu’ils ne connaissaient pas. Arrêté début mars, Mouloud B. a reconnu en garde à vue avoir été présent sur les lieux mais démenti tout lien avec l’agression. La vidéosurveillance le montre piétinant à la sortie de la réunion d’Oriane Filhol pendant près d’une heure et demie.
Décision le 27 juin
À la barre, le maire PS Mathieu Hanotin s’est interrogé sur une éventuelle frustration du chef d’entreprise, qui avait milité pour lui lors des élections municipales. Aux abois financièrement, l’entrepreneur espérait accéder à des marchés publics de la ville pour se remettre en selle.
Le jugement est attendu le 27 juin.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
