Initialement prévus dans le courant du mois de novembre 2023, les travaux de réfection de voirie entrepris par la Métropole à Sotteville-sous-le-Val ont débuté le lundi 15 janvier 2024, pour une période de cinq semaines.
Sécuriser les piétons
« Ces travaux étaient nécessaires, nous avions prévenu les services de la Métropole en 2020. Le passage pour piétons avait été réaménagé en 2004, avec l’implantation de caissons Reboul (des caissons en béton végétalisable, utilisés pour les murs de contre-rive, NDLR). Avec le temps, les traverses de chemins de fer qui étaient en place n’étaient plus efficaces à cause du vieillissement du bois », indique le maire, Franck Meyer.

Dans l’impossibilité technique d’élargir les voies de circulation, un mur est réalisé sur-mesure afin de sécuriser le passage pour les piétons de la circulation. Ces travaux s’élèvent à près de 117 000 €, entièrement à la charge de la Métropole, et devraient être achevés à la fin du mois de février 2024.
Incompréhensions et insultes
Dans le sens Tourville-la-Rivière vers Igoville, la circulation est possible. Dans l’autre sens, une déviation a été mise en place. « C’est un chantier plus complexe qu’il n’y paraît. Cette route permet une circulation sur deux voies en temps ordinaire. Près de 4 000 véhicules passent ici. Pendant la période des travaux, il faut tenir compte de l’espace nécessaire au chantier et ses engins, ainsi que l’accès à l’école. Il y a donc une déviation mise en place à la sortie d’Igoville en venant vers Sotteville », poursuit l’élu.
Pour sécuriser l’accès à l’école, à l’entrée comme à la sortie, la commune mobilise quatre agents municipaux à chaque extrémité de la zone de travaux. Seulement, il n’est pas plus malvoyant que celui qui ne veut voir. Au niveau du giratoire d’Igoville, les automobilistes sont prévenus par un grand panneau jaune que la route est coupée à Sotteville. Plus loin, un autre panneau indique la déviation à prendre.

Test à l’appui, cinq minutes sont nécessaires pour contourner les travaux. Sans doute trop pour certains : « La première semaine était pédagogique, nous informions les automobilistes. La semaine suivante, face aux difficultés que nous rencontrions, notamment avec les semi-remorques qui forçaient le passage, nous avons dû faire appel aux services de police, plusieurs verbalisations ont été effectuées. À plusieurs reprises, nous avons été vertement insultés », assure Franck Meyer.
Ces agressions verbales se poursuivent encore, avec des risques d’accidents. Pour rappel, le maire d’une commune est officier de police judiciaire. Les agissements incorrects sont signalés au commissaire de police. Les insultes sont considérées comme outrages à représentant de la loi et passibles d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 €.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
Source de l’article : Source
