Près de Montpellier. Agression du maire de Pérols : quelle condamnation pour l’ex-raseteur

, Près de Montpellier. Agression du maire de Pérols : quelle condamnation pour l’ex-raseteur

La justice a tranché huit mois après les faits présumés : un Pérolien âgé de 57 ans, un ex-raseteur connu dans la famille de la bouvine, a été condamné à six mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans, ce jeudi 11 septembre 2025, par le tribunal correctionnel de Montpellier, une peine assortie d’une obligation d’indemniser la victime et de rembourser ses frais de justice, avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate à partir du jour où le jugement lui sera signifié par un commissaire de justice, même s’il interjette appel.

Le quinquagénaire était jugé pour avoir agressé le maire de Pérols, Jean-Pierre Rico, le 31 janvier 2025, devant la mairie, où la police municipale était intervenue rapidement. Tout avait dégénéré quand l’édile a indiqué au prévenu connu dans le monde de la bouvine -il a notamment été raseteur- reçu en mairie pour consulter les comptes du Club Taurin de la commune, qu’il ne pouvait pas le faire sans envoyer un courrier au préalable. 

Le Pérolien l’avait mal pris, mais était resté calme, mais quand il s’est retrouvé sur le parvis de l’Hôtel de Ville accompagné du maire, en apercevant des policiers municipaux arriver sirènes hurlantes et se garer, il a « pété les plombs ». Il proférait des insultes, des menaces, puis saisissait et soulevait Jean-Pierre Rico par le col de ses vêtements, avant de s’enfuir et de regagner son domicile. 

À lire aussi

Le maire a déposé plainte contre l’agresseur, facilement identifié, au bureau de la police nationale de Lattes, ce qui a permis sa convocation, puis son placement en garde à vue. Au procès, ce jeudi, le prévenu a nié avoir fait acte de violences, évoquant seulement une simple bousculade, niant les insultes et les menaces évoquées par le maire. Pourtant, les policiers municipaux témoins de la scène, les ont bien entendues. « Donc, ces policiers ont menti dans votre rapport ? », a questionné la procureure de la République. « Oui, ils ont menti », a répondu le quinquagénaire, déjà condamné à quatre reprises.

Vidéos : en ce moment sur Actu

« Les maires de plus en plus agressés »

« Je m’étrangle quand j’entends dire que la police municipale a fait un faux », a réagi la magistrate du parquet, invitant le prévenu « à surveiller son langage ». L’avocate du maire de Pérols a rappelé que, « les maires sont de plus en plus agressés par des citoyens. C’est quelque chose qu’il faut combattre ». Dans l’Hérault, des maires ont déjà été victimes de violences volontaires et de menaces de mort de la part de citoyens mécontents.

À lire aussi

En défense pour l’ancien raseteur, une avocate de Nîmes a dénoncé « une violation manifeste d’un article de la Constitution sur la protection de la liberté individuelle et le recours du maire aux forces de l’ordre, alors qu’il n’y avait aucun trouble à l’ordre public lorsque son client s’est présenté à la mairie. Tout s’est déroulé dans le sas de la mairie, donc à l’intérieur et non pas dehors », regrettant une procédure menée à charge. Le Pérolien très connu pour être membre d’associations de la ville a un délai de dix jours pour faire appel, avec une condamnation qui n’est donc pas suspensive, en raison de l’exécution provisoire.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.