Près de Lyon. La police réplique dans ce quartier touché par l’insécurité, les violences continuent

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Des habitants « en détresse » impatients que leur quartier soit débarassé du trafic de drogue et de ses conséquences violentes : à Vénissieux, dans la métropole de Lyon, les riverains du secteur Ambroise-Croizat tirent la sonnette d’alarme depuis des mois. Règlements de comptes entre dealers, coups de feu, deal en pleine rue parfois jusque dans les immeubles, portail de résidence brûlé… Les problèmes s’accumulent dans ce quartier voisin des Minguettes lui aussi en proie à la délinquance et aux difficultés sociales. La police nationale, interpellée par les habitants et élus, a récemment opéré une action coup de poing. Mais les violences persistent.

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Des renforts et une opération de police le 9 août

La préfecture du Rhône assurait début août que ce secteur de Vénissieux faisait part d’une « attention toute particulière des services de l’État et de la Ville dans le cadre des réunions de tranquillité publique pour renforcer les actions coordonnées face aux trafics de drogue ».

« Face à cette situation intolérable, des effectifs de la CDI (compagnie départementale d’intervention) sont présents à Vénissieux depuis plusieurs semaines en appui des effectifs de la police nationale déjà existants dans la commune (BAC, BST etc). Ces renforts ont déjà montré leur efficacité car plusieurs interpellations et saisies ont été réalisé très récemment », assure la préfecture du Rhône.

La police a mené une opération « de lutte anti-stups dans plusieurs quartiers de Vénissieux » avec des renforts de la CRS83. Le bilan s’élève à « 39 personnes contrôlées, trois interpellations, une saisie de 2 grammes de résine de cannabis, un PV pour tapage et une une amende forfaitaire délictuelle pour détention de stupéfiants ». Un bilan pour l’instant assez maigre qui vise à maintenir la pression dans un quartier où la colère monte.

« Harceler les points de deals »

Les autorités veulent ainsi « interpeller les dealers, des petites mains aux têtes de réseaux », « harceler les points de deals » et « tarir les ressources financières liées aux trafics ».

Une présence policière qui provoquerait une réaction en chaîne des dealers qui continuent de se livrer encore ces derniers jours à des violences en pleine rue. 

Encore des violences en août

Dimanche 10 août, un jeune homme de 24 ans a été blessé par balles au cou près de la gare de Vénissieux au niveau du boulevard Ambroise-Croizat. Le tireur présumé aurait pris la fuite à trottinette. Le 4 août, au lendemain de la publication de notre premier article sur la situation dans le quartier, une balle perdue a terminé sa course dans un appartement et s’est logée dans un meuble sans faire de blessé. 

Dans la nuit du 6 au 7 août dernier, un portail résidentiel a été incendié en pleine nuit. Deux individus cagoulés ont enflammé le moteur d’un portail électrique, vers 4h30. Un dispositif justement installé pour faire fuir les trafiquants de drogue des bas d’immeuble privés. 

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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