
Sept policiers, qui n’étaient pas en service, ont subi une agression, samedi 13 septembre, peu avant minuit, sur les promenades de Reims, à quelques dizaines de mètres de l’hôtel de police. C’est le syndicat Un1té Champagne-Ardenne qui a raconté l’affaire sur Facebook, dimanche matin. Bilan : un nez fracturé, une cheville cassée et un traumatisme crânien. Pourquoi les policiers sont-ils intervenus alors qu’ils étaient hors service et les agresseurs connaissaient-ils leur qualité ? Les circonstances de cette altercation ne sont pas encore connues.
Arnaud Robinet tacle Anne-Sophie Frigout
Pourtant, les réactions politiques n’ont pas tardé. Sur Facebook, le maire Arnaud Robinet (Horizons) a apporté, dimanche, son soutien aux fonctionnaires agressés et a affirmé que les polices municipale et nationale avaient procédé à deux interpellations. L’élu a promis que tout serait fait « pour arrêter et traduire en justice l’intégralité de ces immondes agresseurs » et lancé un message à ses opposants : « L’émotion ne doit pas nous faire perdre la retenue nécessaire dans le cadre d’une enquête en cours. » Il en a remis une couche, le lendemain, en brocardant « certains opportunistes prêts à tout monter en épingle ou à proposer des mesures clinquantes aussi inapplicables juridiquement que techniquement et opérationnellement inadaptées ».
Visée par ce commentaire, la candidate déclarée à la mairie de Reims, Anne-Sophie Frigout (Rassemblement national), était aux Estivales du RN à Bordeaux (Gironde), mais a tenu à dénoncer, sur Facebook toujours, « une ultraviolence insupportable ». Selon elle, « tout le monde sait que la place d’Erlon et les promenades ne sont plus fréquentables le soir ». La députée européenne a rappelé ses propositions de campagne : le recrutement de 69 policiers municipaux supplémentaires et « un plan pour rétablir la sécurité sur la place d’Erlon ».
Stéphane Lang réclame une clôture
Ancien proche d’Arnaud Robinet désormais conseiller municipal d’opposition, Stéphane Lang (Les Républicains) a également émis une proposition pour ce qu’il qualifie de « zone de non-droit nocturne », lui qui s’est aussi déclaré candidat aux municipales de 2026 : « Je propose l’installation d’une clôture anti-intrusions afin de fermer cet espace de 23 h à 7 h du matin, tous les jours, comme cela existe déjà ailleurs aux Buttes-Chaumont à Paris, sur la promenade du Paillon à Nice, le parc de la Tête d’Or à Lyon, etc. » L’élu rémois souhaite également mettre en place « une brigade équestre […] pour dissuader les actes délinquants et les agressions, et rendre ces lieux sûrs pour les enfants et les familles. »
Élu d’opposition au conseil municipal, Éric Quénard (Parti socialiste) y est aussi allé de son commentaire en affirmant : « La situation se dégrade. Malgré mes alertes et ma demande de renfort de 40 policiers nationaux adressée au ministre de l’Intérieur, aucune réponse ne m’a été adressée à ce jour. »
La sécurité est bien l’un des sujets majeurs de la campagne municipale.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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