Polémique après deux agressions antisémites à Villeurbanne, où l’ancien maire attaque frontalement LFI

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L’ancien maire socialiste de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, désormais dissident, poursuit son combat contre La France insoumise qu’il accuse de faire «le lit d’un nouvel antisémitisme du quotidien».

Deux agressions antisémites en une semaine à Villeurbanne et le début d’une polémique politicienne. L’ex-maire socialiste Jean-Paul Bret s’en est violemment pris à La France insoumise dans un texte publié sur ses réseaux sociaux mardi. Celui qui avait conduit en juin dernier une candidature dissidente du NFP face à Gabriel Amard (LFI) aux législatives accuse notamment le parti mélenchoniste de faire «le lit d’un nouvel antisémitisme du quotidien».

Après une première agression d’un homme non-juif, victime d’insultes antisémites samedi 8 mars, une femme qui se rendait à son cours d’hébreu a été frappée mardi à Villeurbanne. Elle déambulait sans signe d’appartenance distinctif quand elle a été agressée par une autre femme, voilée, l’ayant traitée de «sale juive».

Les victimes ont porté plainte et ont été entendues par la justice. Pour la première agression un suspect a été interpellé grâce à la transmission des images de vidéosurveillance de la ville. Il nie les insultes antisémites et explique avoir simplement voulu se défendre. Présentant un casier judiciaire très chargé, il sera jugé en comparution immédiate ce vendredi. Le maire Cédric Van Styvendael (PS) a fermement condamné ces agressions et assuré son soutien aux victimes, qu’il a reçues.

L’ancien maire en croisade contre LFI

«Ces deux faits ne sont malheureusement pas les premiers, a réagi de son côté Jean-Paul Bret. Ils s’inscrivent dans une suite. Des plaques de rues souillées, parce qu’elles affichent un nom juif. Des inscriptions antisémites sur des commerces. Des violences verbales. Et l’anxiété dans une ville qui a longtemps conservé un équilibre entre ses citoyens quelles que soient leur religion et leurs origines».

Maire de Villeurbanne pendant deux décennies, l’ancien édile est aujourd’hui «en colère (…) contre tous ces faiseurs de misère qui, plutôt que d’apaiser, créent la piste d’atterrissage à l’importation du conflit israélo-palestinien».

«Quand un parti politique, La France insoumise, est capable de créer une affiche ouvertement antisémite  pour inviter à une manifestation contre le racisme, c’est que ce même parti : d’une part, a perdu sa boussole ; d’autre part, considère qu’un peu d’antisémitisme ne nuit pas à ses affaires, attaque-t-il dans son message. Ces deux agressions sont la conséquence d’ambiguïtés trompeuses et de cette stratégie du chaos».

«Instrumentalisation méprisable»

Jean-Paul Bret s’était engagé contre LFI lors des législatives de 2024 en conduisant une candidature surprise dissidente du NFP, qui avait failli faire tomber le sortant, Gabriel Amard (LFI). Il entretient désormais le flou sur une éventuelle candidature aux municipales. Le député LFI voit donc dans la sortie de son adversaire d’hier «une instrumentalisation méprisable». Ce proche de Jean-Luc Mélenchon rappelle leur engagement commun et «fondateur» «contre l’antisémitisme et le racisme». «Ceux qui disent le contraire sont des manipulateurs d’opinion qui attisent la haine, soutient-il au Figaro. D’autant que d’un point de vue personnel, j’ai un grand-père qui a été Juste parmi les nations et un autre qui était rabbin en Afrique du nord.».

«Ceux qui, par intérêt électoral, s’engagent sur la voie d’une politique politicienne concernant ces agressions antisémites, que je condamne sans réserve, prennent le risque de fragiliser la concorde et ne sont pas en capacité de donner des leçons à qui que ce soit, commente Cédric Van Styvendael, le maire PS de la ville. Nous devons évidemment veiller à ce que personne ne continue de jouer avec le flou sur ces questions d’antisémitisme mais dans ma majorité je n’ai vu personne le faire depuis».

Villeurbanne abrite la deuxième communauté juive la plus importante en nombre en France. Cédric Van Styvendael souligne «l’esprit de concorde» auquel il œuvre en tant que premier magistrat. Il avait ainsi entrepris dès le printemps dernier un rapprochement et une rencontre entre Azzedine Gacci, recteur de la mosquée de Villeurbanne, et Simon Ohayon, rabbin du consistoire israélite de Villeurbanne. Avec d’autres représentants cultuels ils avaient formé «un vœu de concorde et de paix», dans un texte commun en début d’année.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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