
Le Département de Maine-et-Loire veut durcir son action contre les violences sexuelles visant les mineurs. Dans une publication datée du jeudi 2 juillet 2026, la collectivité indique que Florence Dabin, présidente du Département, a annoncé de nouvelles mesures lors d’une session du Conseil départemental.
À lire aussi
Des formations demandées aux structures aidées
L’objectif affiché est de ne plus réserver la protection des enfants aux seuls professionnels de l’enfance et de la justice. Selon le Département, cette vigilance doit aussi concerner les structures culturelles, les clubs sportifs, les élus locaux, les collectivités, les sapeurs-pompiers et les acteurs éducatifs.
Florence Dabin estime que « le phénomène des violences sexuelles sur mineurs est un fléau qui fragilise notre société ». Pour la présidente du Département, « tout doit être mis en œuvre pour densifier le maillage en matière de sensibilisation, de repérage, de modalités de prise en charge et de signalement ».
La mesure la plus structurante concerne les clubs sportifs et les associations culturelles en lien avec des enfants, dès lors qu’ils bénéficient d’un financement du Département. D’après la collectivité, ces structures devront désormais s’engager à former leurs intervenants, bénévoles comme salariés, lorsqu’ils sont en contact avec des mineurs.
À lire aussi
Cette formation prendra la forme d’un module obligatoire d’au moins deux heures. La montée en compétences pourra être organisée sur douze mois et devra être intégrée aux conventions d’objectifs et de financement.
Le Département de Maine-et-Loire prévoit aussi un plan de formation renforcé pour les professionnels de la prévention et de la protection de l’enfance, notamment les associations intervenant dans ce champ ou dans l’accompagnement éducatif.
Élus, pompiers et enseignants également concernés
Les élus responsables des accueils périscolaires et des centres de loisirs sont également visés.
À lire aussi
En lien avec l’Association des maires et présidents de communauté de Maine-et-Loire, des formations spécifiques sont en cours de finalisation. Elles doivent permettre de mieux réagir en cas de suspicion ou de révélation de faits impliquant un agent ou un intervenant.
Les sapeurs-pompiers seront aussi associés à cette démarche. Florence Dabin, en tant que présidente du SDIS 49, souhaite intégrer un module à leur formation initiale et continue. Celui-ci rappellera les principes de la protection de l’enfance, le cadre juridique des violences sexuelles sur mineurs et les dispositifs d’alerte et de signalement.
À la rentrée, le Département proposera également au directeur de l’Enseignement diocésain et à la directrice académique d’organiser des modules destinés aux enseignants, du primaire au secondaire, pour améliorer le repérage, le signalement et l’accompagnement des enfants victimes.
À lire aussi
Un dispositif attendu pour septembre 2026
Selon le Département, les contenus pédagogiques s’appuieront sur l’expertise d’acteurs locaux et nationaux, comme l’Union pour l’enfance, ainsi que sur celle de professionnels spécialisés.
Le calendrier est déjà posé. D’ici la fin du second semestre 2026, la collectivité doit travailler à l’intégration juridique du dispositif dans les conventions concernées, tout en construisant des outils de suivi et d’évaluation. L’objectif est d’être opérationnel en septembre 2026.
Florence Dabin présente ce cadre comme « inédit » en matière de conditionnement des aides publiques. Elle résume ainsi la finalité du dispositif : « que chaque enfant qui fréquente une structure de ce département […] puisse évoluer dans un environnement sûr, encadré par des adultes formés, vigilants et responsables ».
À lire aussi
Plus de 1 400 informations préoccupantes depuis 2023
Pour justifier cette mobilisation, le Département met en avant les signalements recueillis par la Cellule de recueil des informations préoccupantes, en lien avec des agressions sexuelles en Maine-et-Loire. Ils étaient 305 en 2023, 355 en 2024, 479 en 2025, puis 288 en 2026, selon la situation arrêtée au 1er juillet.
Florence Dabin indique ainsi que « depuis 2023 », le Département a reçu « plus de 1 400 informations préoccupantes relatives à des suspicions de violences sexuelles sur des mineurs ».
La collectivité relaie également les données nationales de la Ciivise, selon lesquelles 160 000 violences sexuelles seraient commises chaque année contre des enfants en France, soit une toutes les trois minutes.
À lire aussi
Toujours selon ces chiffres repris par le Département, 60 % des faits se produisent dans la cellule familiale, 95 % des agresseurs sont des hommes et 75 % des victimes sont des filles.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
