
Malgré sa mise en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel dans quatre dossiers et 32 plaintes recensées, le chanteur Patrick Bruel a confirmé le maintien de sa tournée anniversaire « Alors Regarde 35 », laquelle passera par le Zénith de Toulouse le 4 novembre 2026. Sollicitée par La Dépêche du Midi, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc refuse toute annulation, tandis que l’opposition municipale dénonce un silence politique jugé intenable. Quels sont les arguments de chaque camp ? On vous décrypte la polémique.
Patrick Bruel ne renonce pas. Accusé d’une trentaine d’actes de violences sexistes et sexuelles, sa tournée des 35 ans de son album aux trois millions d’exemplaires vendus, « Alors Regarde », est maintenue. Une décision qui ne passe pas inaperçue à Toulouse, où les élus se déchirent sur la conduite à tenir.
Jean-Luc Moudenc maintient sa ligne
La mairie de Toulouse maintient la ligne défendue par son maire, Jean-Luc Moudenc, depuis le mois de mai. « Nous entendons et respectons la parole des femmes qui témoignent. Elle ne doit jamais être minimisée », indique-t-elle avant de rappeler qu’ »aucune condamnation judiciaire n’existe » à ce stade.
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Une position que le maire de la métropole partage avec peu d’homologues : contrairement aux maires de Chartres, Montpellier et Paris entre autres. L’édile toulousain refuse toute annulation.
« C’est la honte pour Toulouse »
La prudence de Moudenc n’est pas partagée par François Briançon, conseiller municipal d’opposition à Toulouse, qui monte au créneau. Pour l’élu socialiste, se retrancher derrière le seul argument juridique revient à esquiver ses responsabilités : « Le maire doit assumer sa responsabilité politique et morale et dire que la ville de Toulouse ne banalise jamais les violences faites aux femmes », demande-t-il. « Refuser de se prononcer, c’est prendre le risque de laisser entendre que la parole des victimes serait secondaire ou embarrassante », continue-t-il en affirmant que « la présomption d’innocence n’impose pas le silence politique ». François Briançon prévient Patrick Bruel : « Toulouse ne vous tend pas les bras, tenez-en compte, ne venez pas. »
Interrogé sur le risque financier qu’encourrait le chanteur, producteur de sa propre tournée, en cas d’annulation, l’élu balaie l’argument du revers de la main : « Qu’il perde de l’argent s’il annule, ce n’est pas mon problème, le fond du sujet, c’est les accusations d’agressions sur 32 femmes ».
Même son de cloche pour le député insoumis et conseiller municipal d’opposition de Toulouse, François Piquemal, lequel affirme : « c’est la honte pour Toulouse ». Position que partage son groupe Demain Toulouse par la voix de sa conseillère municipale Victoria Scampa. « Je ne comprends pas cet entêtement du maire de Toulouse », tacle l’élue, qui dénonce une « asymétrie » entre des femmes lambdas qui ont porté plainte » et « un homme qu’on peut considérer comme un puissant ».
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Contre cela, elle demande aux Toulousains de signer la pétition du collectif féministe, Salon Féministe, qui a déjà collecté plus de 63 000 signatures et à se mobiliser pour interpeller Jean-Luc Moudenc.
Annuler la tournée : un gouffre financier pour l’artiste
Patrick Bruel engagerait une partie significative de sa fortune, dont le patrimoine est estimé entre 36 et 55 millions d’euros, s’il décidait d’annuler la tournée. Dans ce cas, il devrait rembourser son public ayant payé des places entre 39 et 89 € sur le site du Zénith de Toulouse.
Dans ce contexte tanguant et incertain, sa société de production organisatrice 14 Productions a également promis de payer les musiciens qui accompagnent l’interprète du tube « Au Café des délices » pour la totalité des 35 dates, et ce, même dans le cas où il annule une ou plusieurs dates « s’il y a trop d’importantes manifestations de collectifs féministes », comme l’a rapporté le chef des informations de Voici sur BFMTV.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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