Palestine : accusé d’avoir simulé une agression antisémite, un élu de Romainville démissionne


Palestine : accusé d'avoir simulé une agression antisémite, un élu de Romainville démissionne
Accusé d’avoir simulé une violente agression lors d’une conférence autour de la question palestinienne, à la lumière de la tragédie à Gaza, un conseiller municipal de Romainville, en Seine-Saint-Denis, a démissionné de son mandat, a-t-on appris lundi 4 novembre. Kévin Cohen a été filmé le 6 octobre à Pantin en train de faire semblant d’être frappé par des militants pro-palestiniens.

Militant de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), l’élu était présent avec d’autres camarades à la conférence pour perturber l’événement organisé par le collectif Urgence Palestine et Paroles d’honneur. « On me tape », a-t-il hurlé au milieu des militants vers lesquels il a délibérément glissé. « On ne te tape pas, il n’y a personne qui te tape », a notamment répondu une personne avant l’évacuation du perturbateur et de ses amis.

La vidéo (plus bas) a très rapidement fait le buzz et le militant a été reconnu par des habitants et des élus de Romainville, mettant dans l’embarras la majorité municipale à laquelle Kevin Cohen appartenait jusqu’à fin octobre.


La vidéo « a suscité une réaction légitime d’incompréhension et d’indignation au sein de notre ville », a fait savoir la mairie dans un communiqué en date du 31 octobre. « En tant que Maire, j’ai fait le choix réfléchi de ne pas réagir immédiatement dans l’urgence des réseaux sociaux, souvent sources de surenchère et d’émotions exacerbées », a indiqué François Dechy.

Avec Kevin Cohen, « nous avons convenu que l’action qu’il avait menée n’était pas compatible avec ses devoirs et ses responsabilités d’élu municipal ». Le maire affirme que l’ex-élu, « fatigué par la violence qu’il a subie sur les réseaux sociaux et conscient de l’émotion que ses actions ont pu provoquer », a exprimé « ses regrets » et a présenté « ses excuses ».

Le maire a salué « le courage de sa décision, prise dans un esprit de respect et de considération pour les Romainvilloises et Romainvillois heurtés par cette séquence ». Et d’affirmer que « notre communauté, multiculturelle et multireligieuse, regroupe des citoyens de toutes confessions et convictions qui cohabitent en harmonie. Cette diversité est une richesse précieuse, mais également fragile. (…) Dans un tel contexte, nos paroles et nos actions peuvent avoir un impact profond, qu’il ne faut jamais sous-estimer. Au-delà de nos positions politiques, notre premier rôle est de préserver la concorde locale et d’œuvrer inlassablement pour le dialogue et la paix. »

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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