« On verra ça en mars 2026 » : Des passes d’armes entre élus au conseil municipal de la rentrée de Meaux

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Le conseil municipal de Meaux s’est réuni dans la soirée du vendredi 19 septembre 2025 pour délibérer des futurs projets de la ville. Pendant deux heures trente, les élus ont tantôt débattu sur certaines délibérations tantôt s’invectivaient. À l’approche de l’élection municipale, les diatribes se multiplient.

Les frais de justice d’Allal Mouradoudi

Si la séance commence plutôt bien, avec des félicitations de l’opposition pour la décision par la Ville de rendre Meaux-les-Bains payant, pour les visiteurs qui n’habitent pas le Pays de Meaux, et pour la fête de la Libération qualifiée « d’excellente », les mots doux ont très vite cessé.

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André Moukhine-Fortier, conseiller municipal d’opposition, pose la question du montant payé par la Ville pour les frais judiciaires du conseiller municipal, Allal Mouradoudi. Ce dernier avait poursuivi en justice deux habitants de Meaux pour diffamation. Début septembre 2025, le tribunal l’a débouté de l’une des accusations. Il doit donc rembourser l’aide fonctionnelle qu’il a bénéficié de la Ville. « M. José Manuel LT est reconnu coupable pour une seule petite phrase et est condamné symboliquement à verser 1 500 €. » Une intervention qui a fait bondir le maire de Meaux, Jean-François Copé, qui a tout de suite réagi. « Ce n’est pas une phrase. – Je peux terminer ? » À la fin de sa question, le maire de Meaux botte en touche et lui promet une réponse ultérieurement. « Vous avez bien attendu 14 h pour m’envoyer votre question. Vous attendrez bien quelques heures de plus pour avoir la réponse. – Je n’ai pas un cabinet avec une quinzaine de conseillers, moi. »

Le rapport annuel de Pays de Meaux Habitat

Valentine Rousseau prend la parole pour s’opposer à l’investissement de Pays de Meaux Habitat pour installer des panneaux solaires, préférant l’implantation d’arbres. « Pour des raisons écologiques et pour le confort pour les habitants, je suis peu favorable aux panneaux solaires. » Jean-François Copé lui répond : « Venant de vous qui êtes censé incarner la liste des Socialistes et des Verts, vous expliquez que vous êtes contre le renouvelable ; c’est fort. »

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Quand André Moukhine-Fortier a critiqué les effectifs de Pays de Meaux Habitat. « Pourquoi y a-t-il un tiers des effectifs qui sont cadres chez un bailleur social ? » Artur-Jorge Bras, président du bailleur, est sorti de ses gonds. « Quelle question insensée ! Il est normal que Pays de Meaux Habitat s’entoure de professionnels et de personnes compétentes pour mener à bien des projets. »

La délibération a finalement été adoptée malgré quatre absentions de l’opposition.

Valentine Rousseau vivement attaquée sur son programme

Jean-François Copé a profité de ce conseil municipal pour attaquer le programme de son opposante à l’élection municipale, Valentine Rousseau. Le maire de Meaux a critiqué la mesure de Valentine Rousseau de faire baisser le prix de la cantine scolaire. « Vous voulez que tout soit gratuit : la cantine, les transports. Alors que le dernier point n’est même pas une compétence de la mairie. Il suffisait de regarder les commentaires sur les réseaux sociaux pour se rendre compte que ce n’était pas très sérieux. Être maire, c’est un métier, tout cela manque cruellement de rigueur », lui balance-t-il.

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Une affirmation qu’elle dément fermement. « Pour moi, la politique ce n’est pas un métier. Je n’ai jamais parlé de cantine gratuite, vous verrez quand le programme sortira », répond la candidate de la gauche meldoise. « Changer de disque. Tout ce que vous faites est parfait. On verra en mars 2026 », appuie André Moukhine-Fortier.

La séance a pris fin à 20 h 30. La campagne municipale est déjà lancée et elle risque d’être longue. 

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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