« On ne baisse pas la garde » : le procureur Abdelkrim Grini en guerre contre la violence sous toutes ses formes et la délinquance routière

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En ces temps de rentrée, le parquet d’Alès est sous tension… Rencontre avec le représentant du ministère public qui fait le point sur la saison estivale et ses priorités.

La période des vacances qui vient de s’achever puis la rentrée n’ont pas changé le quotidien du parquet d’Alès. « Cet été, nous avons eu une activité soutenue », indique sobrement le procureur de la République, Abdelkrim Grini. « Même si nous n’avons pas eu d’affaire d’homicide, entre les violences intrafamiliales et les accidents mortels sur les routes, nous avons été très sollicités. » Outre les violences commises par les habitants du ressort, le parquet a aussi eu à traiter des affaires impliquant des touristes. « La période d’été et la chaleur favorisent la consommation d’alcool. Même en vacances, les gens peuvent dégoupiller. Les gendarmes ont dû intervenir dans des campings pour mettre fin à des altercations entre maris et femmes. On a ainsi eu des dossiers avec des Toulonnais et des Belges. »

L’insécurité sur les routes dans le collimateur

Jeudi 5 septembre, autour de Jérôme Bonet, le préfet du Gard, s’est tenue une réunion d’urgence de l’État-major de la sécurité dédiée à la sécurité routière, avec Cécile Gensac, procureur de Nîmes, les patrons de la gendarmerie et de la police, le colonel Emmanuel Casso et Philippe Mahon, et Abdelkrim Grini, procureur d’Alès. « La sécurité routière est une autre de nos priorités. Nous avons connu des accidents à répétition avec de graves conséquences. Un motard tué en début d’été, puis trois décès à Allègre-les-Fumades, et de nouveau trois tués du côté de Lasalle avec un conducteur, avec un gramme d’alcool dans le sang, qui a percuté un autre véhicule après avoir effectué plusieurs tonneaux. »

Un GLTD vient d’être créé

Un groupe local de traitement contre la délinquance (GLTD) a été créé afin de lutter plus efficacement contre les délits routiers. « Si le volet prévention est conservé, le volet répressif va être renforcé », prévient le magistrat. « La réponse pénale sera intransigeante. Nous avons les récidivistes dans le collimateur. »

Les affaires importantes bientôt jugées

Plusieurs dossiers d’envergure vont bientôt arriver à la barre du tribunal correctionnel d’Alès. En septembre, un dossier d’injure publique et de diffamation doit être jugé, avec l’ancien maire de Blandas comme plaignant. Autre dossier important celui d’un individu mis en cause pour la vente de protoxyde d’azote dans un débit de boissons ainsi que la vente de tabac sans autorisation. En octobre, la femme déjà mise en cause pour la mort de l’ancienne maire de 93 ans, attaquée par un chien dans le cimetière de Caunaules-et-Argentières et juste remise en liberté, comparait cette fois pour des faits d’enlèvement, séquestration, extorsion par violence, menace… Le tribunal se penchera ensuite sur un dossier de violence sur policier et une tentative d’assassinat requalifiée en violence avec arme. En novembre, ce sont des vedettes de la tété-réalité qui seront invitées à la barre, pour une affaire de diffamation.

Avec les moyens qui sont les siens et les priorités toutes plus prioritaires les unes que les autres, le procureur l’assure : « Notre vigilance ne baisse pas. Nous luttons contre toutes les formes de violences, qu’elles soient intrafamiliales, contre les élus, ou les policiers, les médecins… Les trafics de stupéfiants, les vols crapuleux, le cyber harcèlement, notamment chez les jeunes, les atteintes à l’environnement sont aussi dans les urgences de notre politique pénale. On ne baisse pas la garde. »

La présidente du correctionnel rejoint la Guadeloupe

Marie-Lucie Godard a longtemps présidé l’audience du tribunal correctionnel d’Alès. Depuis le 1er septembre, la magistrate a donné une nouvelle orientation à sa carrière. Elle vient de quitter les fonctions de juge du siège, c’est-à-dire magistrat qui tranche les litiges, pour rejoindre les rangs du parquet.

Actuellement en stage auprès du procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, la magistrate doit achever sa formation à Paris, avant de rejoindre son poste, le 23 septembre, en tant que vice-procureure de Saint-Martin-Saint-Barthélemy, en Guadeloupe. La parquetière sait déjà à quel type de contentieux elle sera confrontée : « Nous avons principalement des affaires de fraudes fiscales et de trafics de stupéfiants internationaux. » Les dernières saisies effectuées par les autorités judiciaires sont édifiantes : « Dix tonnes de cocaïne en Martinique la semaine dernière et 1,8 tonne de produits le mois dernier, dans une vedette. »

Avec sa proximité avec les pays d’Amérique du Sud, qui ont augmenté leur production de cocaïne, la Guadeloupe est considérée comme la plaque tournante du trafic international.
Marie-Lucie Godard n’arrive cependant pas en pays inconnu dans sa nouvelle affectation : « Je vais retrouver Éric Maurel, l’ancien procureur de Nîmes, aujourd’hui procureur général près la cour d’appel de Basse-Terre ; ainsi que Bérangère Le Boëdec, ancienne juge d’application des peines, à Alès, en poste au tribunal judiciaire de Basse-Terre. »

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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