
Le maire d’Agen a déposé plainte après la réception d’un courrier de menaces accompagné de trois balles de gros calibre. Dans cette lettre au ton « confus », certains passages, soulignés en rouge, appellent explicitement à sa mort, affirme l’édile. Profondément choqué mais déterminé à poursuivre son mandat sans céder à la peur, il revient sur cette affaire particulièrement grave, alors que les violences et intimidations visant les élus se multiplient partout en France. Soutenu par de nombreux habitants, élus et anonymes, le maire dénonce une atteinte inacceptable aux valeurs républicaines.
Comment avez-vous pris connaissance de ce courrier ?
Tout le courrier adressé au maire arrive à l’hôtel de ville avant d’être trié. Celui-ci a ensuite été transféré à la police municipale, qui l’a signalé à la police nationale.
Quel était le contenu de cette lettre ?
Je dois vous dire que le ton global est assez confus, cela part un peu dans tous les sens. Mais certains passages de cette lettre, soulignés en rouge, sont particulièrement clairs.
Ces passages vous menacent de mort ?
Oui, très clairement. Cette personne demande à ce que je n’existe plus sur terre. D’autant que la lettre était accompagnée de trois balles de gros calibre. Alors, je ne suis pas chasseur, j’avoue ne rien y connaître, mais on m’a dit qu’il s’agit de munitions utilisées pour abattre des sangliers.
Quelles ont été vos premières réactions ?
Tout d’abord, j’ai été particulièrement choqué. J’ai été élu maire de tous les Agenais. On peut ne pas être d’accord, mais on ne menace pas de mort un élu républicain. Sous aucun prétexte. J’ai alerté le préfet, qui m’a assuré de son soutien, et je me suis rendu au commissariat d’Agen à 14 heures pour déposer plainte. Non pas parce que j’ai eu peur, mais parce que je ne peux pas laisser passer ça.
On sait les élus de plus en plus menacés physiquement et verbalement en France. Avec ces menaces de mort, diriez-vous qu’un nouveau palier de l’inacceptable a été franchi ?
Rien ne tolère ou n’explique de tels actes. Rien. Et j’espère que l’enquête qui a été ouverte permettra de retrouver et de condamner cette ou ces personnes.Il s’agit d’une lettre manuscrite, il doit certainement y avoir des empreinte. Les maires, les élus, sont au service du peuple et de la République. Ils ne doivent en aucun cas faire face à une telle violence.
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Avez-vous reçu des réactions après ces menaces ?
C’est justement cela qui m’a donné de l’espoir : tous les messages, les appels et les marques de soutien que j’ai pu recevoir ou voir sur les réseaux sociaux. Il y a évidemment des personnes de mon camp politique, mais pas seulement. Je pense aussi à des élus de l’opposition, ou d’autres territoires qu’Agen. Je remercie également tous ces anonymes qui ont pris le temps de m’apporter leur soutien.
Avec ces menaces qui pèsent sur vous, allez-vous modifier certaines choses dans votre quotidien ?
Absolument pas. Je ne vais certainement pas tomber dans la psychose. Je préfère continuer à aller de l’avant et poursuivre mon travail.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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