- Le premier adjoint d’une commune de l’Orne a été interpellé en début de semaine.
- Âgé de 57 ans, il est soupçonné d’avoir agressé sexuellement 9 enfants entre 2004 et 2024.
- Placé sous contrôle judiciaire, il sera jugé le 7 avril 2026 pour ces faits.
De longs mois d’investigations et dans quelques mois un procès. Mardi 16 décembre, un premier adjoint au maire d’une commune de l’Orne a été, à l’issue de sa garde à vue, déféré devant le tribunal judiciaire d’Argentan pour être placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès qui aura lieu le 7 avril 2026 à 14 heures.
Cet élu, dont le nom n’a pas été révélé, est accusé d’avoir agressé sexuellement neuf enfants, âgés de 6 à 17 ans,« avec selon les cas les circonstances aggravantes de mineur de 15 ans ou commis par une personne ayant autorité de droit ou de fait (en qualité d’oncle par alliance ou de grand-oncle de la victime), pour des faits s’étalant entre 1984 et 2024 »
, indique à TF1info ce jeudi soir le procureur d’Argentan Christophe Bogliolo, confirmant une information d’Ouest-France
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Les faits auraient eu lieu dans une maison de campagne
L’enquête avait été ouverte au mois d’octobre 2024. Selon le quotidien régional, c’est un homme de 28 ans qui, à cette époque, aurait confié à ses proches avoir été abusé, étant enfant, par « celui qu’il considérait comme son oncle, dans un village des environs d’Argentan ».
Les faits auraient eu lieu, selon les plaignants, dans une maison de campagne où l’élu vivait avec une dame âgée, « la grand-mère des jeunes enfants de cette famille recomposée ».
Le journal précise que huit des victimes sont des garçons, la neuvième est une fille.
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L’intéressé conteste les faits
Interrogé par les enquêteurs sur ces accusations, le quinquagénaire, élu depuis 25 ans, conteste les faits. Il a été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue et placé sous contrôle judiciaire.
Ce contrôle judiciaire lui interdit de paraitre au domicile des victimes et d’entrer en contact avec les mineurs et les victimes. Il l’oblige en revanche à répondre aux convocations de l’ACJM (Aide aux victimes, Citoyenneté, Justice et Médiation) et de suivre des soins. À ce stade, le parquet ne communiquera pas d’autres informations sur cette enquête.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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