
Condamnations pour viol, terrorisme, violences familiales… Ces candidats aux municipales ont été élus ou bien sont qualifiés au second tour malgré leur casier judiciaire.
Ils ont été condamnés pour terrorisme, violences conjugales ou encore des violences sur leurs enfants. Pourtant, leur casier judiciaire n’a pas entravé leur parcours électoral. A l’issue du premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars, ces quatre candidats ont été élus ou sont qualifiés au second tour malgré leur casier judiciaire.
Un maire élu malgré une mise en examen pour viol
Edgar Moulin a été reconduit à la tête de Saint-Ellier-les-Bois (Orne). Seul candidat en lice dans ce village de 250 habitants, l’élu entame ainsi un nouveau mandat malgré une mise en examen pour viol. L’édile est plus précisément accusé de viol sur personne se livrant à la prostitution proxénétisme aggravé, recours habituel à la prostitution de mineurs et détention d’images pédopornographiques. Après avoir passé plusieurs mois en détention provisoire entre mai et octobre 2025, l’élu avait admis avoir eu recours à des travailleuses du sexe, tout en affirmant avoir été trompé sur leur âge et en niant les faits les plus graves.
La soirée électorale a été marquée par l’hostilité d’Edgar Moulin envers la presse. Le maire a tenté d’expulser un journaliste de Ouest-France de la salle de dépouillement, avant de céder face au rappel de la loi, raconte le quotidien. À l’issue de la proclamation des résultats, accueillie par les applaudissements d’environ un tiers du public présent, le maire réélu a refusé tout commentaire.
Le candidat RN à Bastia condamné pour terrorisme
Le verdict des urnes est tombé ce dimanche 15 mars 2026 à Bastia (Haute-Corse). La liste menée par Nicolas Battini, fruit d’une alliance entre le Rassemblement National (RN) et le parti identitaire Mossa Palatina, s’est qualifiée pour le second tour en récoltant 16,9 % des suffrages. Elle arrive néanmoins largement derrière Gilles Simeoni (LREG) qui récolte 35,33 % des suffrages et Julien Morganti (LDIV) qui est à 25,48 %.
Le parcours du candidat de 32 ans suscite par ailleurs la polémique. En 2016, il a été condamné à huit ans de prison pour un acte qualifié de terroriste. Avec deux autres hommes cagoulés, il avait mené une attaque à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte en 2012. Par chance, la bombe bricolée par les assaillants n’avait pas explosé, raconte RMC. Nicolas Battini était finalement sorti après six années de détention.
Interrogée sur RMC-BFMTV, Marine Le Pen avait affiché son soutien au candidat, malgré ce passé judiciaire en évoquant une « spirale de violences » à l’âge de 18 ans jugeant sa peine « sévère ». Elle avait estimé que le candidat avait des « idées solides » et « [méritait] d’être connu ».
Un maire réélu malgré des violences sur son fils handicapé
A Sainte-Croix-du-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence), Bruno Bourjac, en tête de la seule liste de la commune, a été élu au premier tour avec 58,33 % des voix. Maire depuis 2023, il a été reconnu coupable de violences sur son fils de 11 ans, en situation de handicap, en octobre dernier. Il était accusé d’avoir réveillé son fils en pleine nuit et de l’avoir pincé et mordu selon nos confrères de Nice Matin. C’est une AESH qui avait sonné l’alerte après des confidences troublantes du garçon.
Qualifié malgré une condamnation pour violences conjugales
Ancien maire de Carpentras (Vaucluse), Francis Adolphe (LDVG) s’est représenté pour ces municipales. A l’issue du premier tour du scrutin, il termine en troisième position, derrière le candidat RN Hervé De Lépinau (26,71) et le candidat divers gauche Serge Andrieu (25,17 %).
Elu en 2008, Francis Adolphe avait démissionné de son poste après une condamnation en mars 2016 pour des violences sur son ex-compagne, rappelle Ici Vaucluse. Des collages dénonçant la candidature de l’ex-édile ont été découverts à plusieurs reprises à Carpentras.
En tête malgré une condamnation pour tentative d’agression sexuelle
A Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), c’est Laurent Brosse (Horizons) qui est arrivé en tête au premier tour, avec 33,2 % des voix. L’homme âgé de 40 ans, maire depuis 2014, a pourtant été condamné en décembre dernier à une peine de dix mois de prison avec sursis pour harcèlement et tentative d’agression sexuelle sur son ancienne compagne.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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