Municipales 2026 à Agen : Accusée par le maire de se compromettre avec LFI et d’être discrète au sujet de l’extrême droite, la gauche se rebiffe

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l’essentiel En conseil municipal, le maire sortant d’Agen, candidat à sa réélection, a pointé du doigt la présence de LFI au sein de la liste de gauche en lice pour les élections municipales et s’est inquiété de leur discrétion sur les déclarations de l’extrême droite. La gauche s’est dite « insultée » par ces propos et lui a répondu.

« Nous dire, à nous, que nous sommes ambigus sur l’extrême droite, je ne pensais pas que vous descendriez à un tel niveau d’insultes, car je le prends comme une insulte ». En tentant de garder un calme olympien, Pierre Dupont, conseiller municipal d’opposition de la ville d’Agen, encarté PS, répond fermement à un maire sortant impassible. Depuis le milieu de la soirée de ce lundi 1er décembre, le conseil municipal est le théâtre de plusieurs escarmouches entre la majorité et l’opposition.

Quelques minutes plus tôt, au détour d’une délibération anodine et après un échange musclé sur le dossier sensible de la LGV Bordeaux-Toulouse, Jean Dionis, qui brigue un quatrième mandat, a mis le feu aux poudres en attaquant, par sa gauche, l’équipe de Laurent Bruneau, chef de file de l’opposition et candidat lui aussi aux élections municipales de mars 2026.

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« La dérive de LFI devient dangereuse »

« Se compromettre avec l’extrême gauche, telle qu’elle est devenue, est une décision très lourde », a lancé l’édile. Plusieurs adhérents de LFI sont sur la liste « Vivement Agen ». Ce particularisme local a déjà fait couler beaucoup d’encre. Il est revendiqué. « J’assume cette relation », a même déclaré Jon Garay, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de Lot-et-Garonne (PS 47).

« Je pense aux militants socialistes, a poursuivi Jean Dionis, qui entendent, manifestation après manifestation : tout le monde déteste le PS. Les outrances que l’extrême gauche pourrait amener dans cette maison sont un problème. Qu’est-ce que vous n’auriez pas dit si nous avions été ambigus avec l’extrême droite. Nous ne le sommes pas. Vous, vous êtes dans la compromission avec l’extrême gauche. La dérive de LFI devient dangereuse. Vous avez pris cette décision grave sur un terrain électoral. Ce calcul est contestable. »

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Puis, brusquement, il a mis un sérieux coup de barre à droite en avançant sur un ton sévère : « Et vous êtes discret par rapport à l’extrême droite. Où étiez-vous lorsqu’elle a annoncé vouloir faire un couvre-feu, à Agen, pour les mineurs ? Vous étiez sur une fréquence discrète ». Il a alors réaffirmé ce qu’il avait annoncé, en septembre dernier, le jour de l’officialisation de sa candidature, à savoir sa volonté de rassembler « un bloc central allant de la droite républicaine jusqu’à une sensibilité de gauche qui n’accepte pas LFI ».

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« Mettre un signe égal entre extrême droite et extrême gauche est particulièrement dangereux »

Pierre Dupont, se sentant « insulté », ne pouvait pas laisser passer. « Lors des précédentes législatives, a commencé l’élu, j’ai rappelé que le discours national tendant à vouloir mettre un signe égal entre extrême droite et extrême gauche était particulièrement dangereux. Vous aviez indiqué alors être d’accord avec ça. Manifestement, vous avez changé d’avis entre-temps. Quant à votre opinion sur le PS et LFI… Nicolas Sarkozy et François Bayrou se détestent et se méprisent publiquement. Vous êtes bayrouiste, votre première adjointe (Clémence Brandolin-Robert) est sarkozyste et ça ne vous a jamais empêché de travailler ensemble ».

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Et de lâcher, pour faire taire toute ambiguïté sur les rapports de sa liste avec l’extrême droite : « Nous disons ici à chaque conseil municipal que nous avons un adversaire et un ennemi ». Le second étant le Rassemblement national. Un RN dont les premiers visages de la liste « Agen en Action » ont été dévoilés mercredi sur les réseaux sociaux. Reste désormais à savoir si Sébastien Delbosq, responsable du parti en Lot-et-Garonne, en sera le leader.

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