Mort d’une femme dans les Côtes-d’Armor : le maire de Plouasne incarcéré, émoi au village… ce que l’on sait du drame

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l’essentiel Le maire de Plouasne a été écroué après la mort d’une administrée de 66 ans, maintenue de force au sol lors d’une tentative d’hospitalisation d’office illégale. L’élu et son conseiller sont poursuivis pour séquestration suivie de mort et violences en réunion.

Les 1 800 habitants de la commune de Plouasne (Côtes-d’Armor) sont encore sous le choc après les récentes révélations qui entourent la mort tragique d’une femme de 66 ans, au beau milieu de la voie publique, dans des circonstances troublantes. Le maire de la commune – inculpé dans cette affaire – a été incarcéré. Un élu ainsi que deux autres personnes avaient été placés en garde à vue mardi 14 avril dernier. La Dépêche du Midi refait le point sur l’enquête.

Que sait-on sur la mort de cette femme de 66 ans ?

Les faits sont survenus mardi 7 avril dernier. Comme l’expliquent nos confrères de Ouest-France, Michel Daugan – maire de Plouasne – s’est rendu au domicile d’une administrée du nom de Catherine Josselin. L’édile, accompagné de Jean-Michel Hamonet, un conseiller municipal, souhaitait en effet placer cette femme de 66 ans en service psychiatrique « à la suite de troubles qu’elle aurait occasionnés à son voisinage », a indiqué Fabrice Trémel, le procureur de la République de Saint-Malo. Ce dernier indique cependant qu’aucun « aucun arrêté municipal d’hospitalisation d’office sous contrainte n’avait été pris » par la municipalité.

L’intervention du maire et de son conseiller municipal s’est très mal déroulée. La sexagénaire se serait montrée particulièrement « agressive » à l’égard du maire et de son conseiller municipal. Tous deux ont tenté d’empêcher Catherine Josselin de retourner dans son domicile. Des vidéos tournées sur place ont montré que pendant 15 minutes « quatre personnes étaient intervenues physiquement pour contenir fermement la victime au sol en exerçant sur elle une pression et en lui attachant les jambes à l’aide d’une sangle et d’une corde ». Sous le poids des hommes qui la maintenaient face contre terre, Catherine Josselin a fini par s’essouffler. Ni les massages cardiaques, ni l’arrivée des pompiers et de l’hélicoptère du Samu ne parviendront à la sauver.

Où en est l’enquête ?

Le 7 avril dernier, à la suite du drame, le parquet de Saint-Malo a annoncé l’ouverture d’une enquête, pour ordonner une autopsie et tenter d’expliquer le décès de la sexagénaire. Une enquête en flagrance a finalement été ouverte lundi 13 avril dernier. Le maire de Plouasne, son conseiller municipal et deux autres personnes ont été placés en garde à vue. Michel Daugan et Jean-Michel Hamonet ont finalement été présentés devant le parquet de Rennes (Ille-et-Vilaine). Une information judiciaire a été ouverte « contre le maire et son conseiller des chefs d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivi de mort et de violences commises en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner et, contre X, du chef de non-assistance à personne en danger », indique le parquet de Saint-Malo.

Le maire de Plouasne a finalement été placé en détention provisoire. Son conseiller municipal lui, « sous contrôle judiciaire avec notamment interdiction de se rendre dans la commune de Plouasne et interdiction d’entrer en contact avec les autres personnes mises en cause, témoins ou membres de la famille de la victime ».

Que sait-on sur la victime ?

Catherine Josselin, la défunte, vivait depuis des dizaines d’années dans le hameau de Launey Hellon, a indiqué Le Télégramme. Mais sa santé mentale était apparemment fragile alors qu’elle ne prenait plus ses médicaments depuis des mois, de quoi susciter la peur des riverains. En octobre 2023 par exemple, la femme de 66 ans s’en était prise à un voisin avec une paire de ciseaux. Une agression qui avait entraîné neuf jours d’ITT. Dans ce contexte, le voisinage s’est démené pour alerter de la situation, mais rien n’a bougé jusqu’à l’intervention du 7 avril.

L’affaire n’a manqué de choquer les habitants de Plouasne. « Ils s’y sont pris comme des manches », confie amèrement un voisin dans le quotidien breton. « Je ne pensais pas que ça irait jusque-là. On savait qu’à un moment, il aurait fallu faire quelque chose, mais pas de cette façon. Personne ne mérite ça », témoigne pour sa part Emmanuelle, interrogée par nos confrères de Ouest-France.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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