Il révèle un viol par un député-maire de Normandie : le bouleversant témoignage du journaliste d’Alençon

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Bouleversant témoignage que celui de Frédéric Pommier, ce jeudi 16 avril 2026, sur les ondes de la radio dont il est l’un des salariés.

Alors que le journaliste originaire d’Alençon était invité, à 7 h 50, dans le cadre de la chronique matinale de Benjamin Duhamel sur France Inter, pour faire la promotion de son dernier livre « Derrière les arbres », Frédéric Pommier a révélé, avec une vive émotion, des faits de viols commis dans son enfance. Des faits aujourd’hui prescrits.

Plus de 40 ans sous emprise

« Vous avez 7 ans, c’est un ami de vos parents, et il vous fait subir l’innommable en vous emmenant faire un tour dans sa maison. »

Cet homme, il fait de la politique, il était maire jusqu’à il y a quelques semaines d’une ville en Normandie, il a aussi été député.

Benjamin Duhamel.

« Mais vous ne le nommez jamais, vous avez porté plainte contre lui, il y a eu une confrontation, même si les faits sont prescrits », avance Benjamin Duhamel.

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Frédéric Pommier, qui a quitté Alençon pour des études de philosophie à Caen, tait le nom de cet homme et les lieux de commission des faits. « Je ne donne pas son nom parce que ce n’est pas mon sujet. Je ne donne pas son nom parce que mon histoire est plus grande que lui. Je ne donne pas son nom parce que pendant plus de 40 ans, j’ai tenté de lutter contre son emprise et que j’en suis sorti de cette emprise-là. Donc, de voir son nom écrit m’est assez peu supportable, de l’entendre m’est assez peu supportable. »

Selon l’auteur du livre fraîchement publié chez Flammarion, « ceux qui veulent le trouveront et ceux qui doivent le trouveront. Mais il n’est pas mon sujet. Et c’est un violeur parmi d’autres dans mon histoire ».

« Mon corps s’est mis à trembler »

Frédéric Pommier a notamment fait état, au micro de France Inter, d’un salon du livre au cours duquel l’homme politique visé est venu le solliciter pour une dédicace. « Je ne l’avais pas vu depuis très longtemps. Et mon corps s’est mis à trembler. Et puis il s’est rapproché de moi. Il a dit quelques mots aux personnes qui étaient autour en disant :  »Je l’ai connu tout petit, ce garçon-là. » Et mon corps a tremblé plus encore, y compris quand il m’a donné un livre en me disant  »Tu me le dédicaces ? ». Et oui, à ce moment-là, j’avais 7 ans. »

Une confrontation entre les deux aurait également eu lieu « il y a quelques semaines, plus de deux ans et demi après le dépôt de ma plainte », a signalé Frédéric Pommier, ce jeudi 16 avril 2026, sur France Inter.

« La confrontation, un temps de massacre »

Frédéric Pommier a confié s’être « effondré juste avant de rentrer dans le bureau, gagné par des torrents de larmes, en expliquant : « C’est juste que j’ai 7 ans ». C’est juste que là, comme je sais que je veux être mis dans la même pièce que lui, j’ai 7 ans. Donc, c’est ça l’emprise aussi. C’est-à-dire que cet homme, je l’ai croisé quelques fois dans ma vie, très peu. Et malgré tout, compte tenu de ce qu’il m’avait fait à 7 ans trois quarts, compte tenu des mots qu’il m’avait dits aussi, ce jour-là, une des phrases les plus terribles, une fois qu’il a fait son affaire, étant : « Je savais que tu en avais envie. »

L’émotion et les sanglots retenus dans ce témoignage étaient palpables. Frédéric Pommier s’en est même excusé. « Pardon pour ces moments d’émotion, mais cette confrontation était un moment d’émotion forte et puis était en même temps un massacre. Parce que pendant plus de trois heures, j’ai entendu l’un des hommes qui a bousillé mon enfance, et une partie de ma vie, dire :  »Non, ça n’est pas vrai ». Mais malgré tout, ça m’a permis de donner du sens à la plainte que j’ai déposée malgré la prescription ».

« Pour ces enfants qui n’ont jamais pu parler »

« Le corps n’oublie pas », a rebondi Benjamin Duhamel qui a salué « le courage, la force » de son confrère. « Il y a quelque chose de lumineux aussi dans votre récit, puisque vous, vous expliquez la façon dont vous vous réappropriez votre corps. »

« Derrière les arbres » est qualifié, par Benjamin Duhamel, de « bel objet littéraire ». Et le chroniqueur de France Inter de conclure : « Quand on a préparé cet entretien, vous avez dit : « Moi, j’écris aussi pour tous ces enfants pour qui on n’a jamais su, qui n’ont jamais pu parler et qui, pour certains, en sont morts ».

Nous avons tenté de joindre Frédéric Pommier qui n’a, à cette heure, pas encore répondu à nos sollicitations.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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