
L’affaire continue de bouleverser la France entière : ce vendredi 5 avril 2024, vers 10h, le maire de Montpellier (et président de la Métropole), Michaël Delafosse a rencontré la famille de Samara, la collégienne agressée. On fait le point.
Alors qu’Emmanuel Macron est revenu ce vendredi sur ces drames en milieu scolaire,Michaël Delafosse a tenu à se rendre auprès de la famille de Samara, l’élève de 12 ans du collège Arthur Rimbaud, grièvement blessée mardi 3 avril à 16h, à cent mètres de l’établissement du Parc 2 000 qu’elle venait de quitter pour regagner son domicile, au Grand Mail. La maman et les proches de l’adolescente ont accepté de le recevoir. Michaël Delafosse a fait part de sa compassion, comprenant leur colère après cette agression ultra-violente et leur apportant un soutien sans faille dans cette difficile épreuve.
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Un déplacement apprécié et un geste chaleureux et fort du maire, qui est enseignant, qui a apporté un du réconfort. Réagissant à ce drame, ainsi qu’à l’agression d’un autre adolescent, Shamseddine, 15 ans, décédé ce vendredi après avoir été violemment agressé jeudi près de son collège, à Viry-Chatillon dans l’Essonne, Emmanuel Macron a appelé à ce que l’école reste « un sanctuaire » face à « une forme de violence désinhibée chez nos adolescents. Nous serons intraitables contre toute forme de violence, (…) il faut protéger l’école de ça », a martelé le chef de l’Etat, lors d’une visite d’un établissement scolaire à Paris, en restant très prudent sur les causes et circonstances de ces deux agressions, à chaque fois hors de l’enceinte scolaire.
« Je ne sais pas si l’école est liée à ça » et « je ne veux pas qu’on fasse des raccourcis peut-être excessifs », a insisté le chef de l’Etat.
Hors de danger
Samara est hors de danger et a pu être brièvement auditionnée au CHU, jeudi par les policiers chargés de l’enquête. Elle risque de conserver des séquelles psychologiques et physiques. Concernant l’évolution de l’enquête, les trois mineurs interpellés mercredi -une collégienne d’Arthur Rimbaud de 14 ans et deux complices de 14 et 15 ans- et entendus depuis deux jours par le Service local de police judiciaire -Slpj- de Montpellier ont été déférés ce vendredi au parquet en vue de l’ouverture d’une information judiciaire du chef de tentative d’homicide volontaire sur mineure de 15 ans. Un juge d’instruction va désormais diriger les investigations.
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Le trio a reconnu son implication directe et chacun admet avoir porté des coups à la victime. Pourquoi un tel déchaînement de violence ? Il confirme le rôle joué par les réseaux sociaux. « En l’état des investigations qui débutent, il apparaît que cette agression s’inscrit dans le contexte d’un groupe d’adolescents qui avaient pour habitude de s’invectiver et de mettre en ligne leurs photographies respectives et celles de tiers sur des groupes de discussion créés sur des messageries instantanées. La tension entre les mis en cause et la victime résulterait pour partie de ces publications », indique le procureur de la République, Fabrice Bélargent.
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Il confirme que Samara a pu être entendue par les enquêteurs, « dans le cadre d’une audition nécessairement brève compte tenu de son état de santé » et que « elle a confirmé les violences, dont elle a fait l’objet et en a révélé d’autres, commises quelques jours auparavant par l’un des trois mis en cause. Elle n’a en revanche pas évoqué spécifiquement à ce stade de faits de harcèlement sur une longue période la concernant. »
Un « appel au viol » en juin 2023
L’instruction va s’attacher à identifier d’autres participants à cette expédition punitive, puisque selon la maman de Samara, quinze à vingt jeunes de la cité, dont des collégiens d’Arthur Rimbaud ont répondu à l’appel à ce lynchage, près d’un après -en juin 2023- un « appel au viol » sur les réseaux sociaux. Il visait également Samara : l’auteure qui avait été identifiée et exclue deux jours du collège n’était autre que la commanditaire de l’agression de mardi.
Trois procédures disciplinaires engagées
Ce vendredi à 18h45, le Rectorat communique : « À la suite de la violente agression dont a été victime la jeune Samara à proximité du collège Arthur Rimbaud de Montpellier, le parquet vient de faire connaître les premières mesures prises au regard des éléments révélés par l’enquête. Prenant acte de ces premiers éléments, Sophie Béjean, Rectrice de l’Académie de Montpellier, a décidé d’engager immédiatement les procédures disciplinaires à l’encontre des trois élèves mineurs mis en cause dans cette affaire. Les conseils de disciplines seront réunis au plus vite, dans le respect des délais réglementaires ».
Il est précisé que, « Dès à présent et par mesure conservatoire, l’accès à leur établissement respectif leur est strictement interdit. La Rectrice tient à remercier la communauté éducative du collège qui, malgré le choc de cette violente agression et l’émotion qu’elle suscite, est restée pleinement mobilisée en assurant les cours auprès de leurs élèves. Rassurée de l’amélioration de l’état de santé de Samara, elle lui exprime tout son soutien et sa solidarité ainsi qu’à sa famille. L’accompagnement des élèves et des équipes sera maintenu lors des vacances de printemps qui s’ouvrent ce soir ».
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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